Pensionnat Phoebe V.2
 

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 [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan

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Elève Anglais

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Localisation : Quelque part, sûrement entrain de tuer le temps

Feuille de personnage
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Race : Aérien, Corneille Noire
Information:

MessageSujet: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Lun 13 Jan - 0:12




Luan Aerewen


Luan Aerewen ; 16 ans et né le 31/10/1997 ; Non définie ; "Anglais" ;Cycle C |classe 2; Corneille noire - Yajuu aérien ;


DON ;
Parce que j'aime les dons longs...:
 

PERSONNALITÉ SUR TON AVATAR ;
Code:
Reborn! ; [i]Gokudera Hayato[/i] ; Luan Aerewen



♣ Description :Vous ne l'aviez peut-être pas remarqué, cet étudiant un peu caché, le nez dans ses bouquins ou ses carnets. En même temps, à part ses cheveux gris, mi-longs, partant un peu dans tous les sens, il n'y a pas grand chose qui accroche le regard chez lui, à première vue. Commençons par le commencement, en ce cas. Rapprochez-vous un petit peu, histoire que sa tête se lève doucement vers vous et que ses yeux vous observent, interrogateurs, doublés d'une expression indifférente.

Tout d'abord, vous remarquez vite que sa peau est légèrement pâle. Ça ne doit pas être le genre de personne a faire ami-ami avec l'astre solaire et ses rayons très utile pour obtenir un teint plutôt hâlé. Il se met à vous fixer, des ses yeux de la même couleur que ses cheveux. Un regard gris, qui semble cacher quelque chose...une étrange impression. Les traits du garçon sont fins. Les cours de sport ne doivent pas l'aimer...à moins que ce ne soit l'inverse? Si seulement vous pouviez savoir que malgré cette carrure un peu faiblarde, il est tout à fait capable d'être dans la moyenne...

Après avoir attendu une réponse de votre part, l'étudiant hausse les épaules, soupire, puis se replonge dans un cahier. Ceci vous laisse tout le temps qu'il vous faut pour détailler son style vestimentaire : Un sweat à capuche noir dont la bordure intérieur possède plusieurs ronds de couleur blanche. T-shirt noir en dessous, jean noir retenu par une ceinture grise...un style sobre, très sobre, qui ne change pas tellement, jour après jour, quand il met parfois du gris, du bleu sombre...Ah...si vous saviez que sous ces vêtements, dans son dos, se trouvait une cicatrice significative. Des griffes aux pointes tranchantes s'étant amusées à tracer 5 sillons, en diagonal, de l'épaule droite jusqu'à s'arrêter entre les omoplates. Désormais, son attention ne vous est plus destinée, le vous personnage s'en va... Mais attendez, lecteur! Oui, vous, derrière votre écran. Vous ne savez pas encore ce qui se trame dans l'esprit de ce jeune. Vous voulez le savoir? Suivez moi, nous changerons de position car...

Luan, c'est un problème. Pas comme vous le pensez, non. Ce n'est pas un ado rebelle, pas un violent...loin de là. Cependant, sa façon de penser est un peu complexe. Déjà, c'est un mélancolique. Le pire, c'est qu'il ne sait même pas pourquoi il est triste. Cela remonte peut-être à très longtemps, à un moment précis que son esprit aurait choisit d'oublier pour ne pas l'affecter. Souvent, il répète qu'il lui manque une clé. La clé qui lui permettrait d'ouvrir son coeur et d'enfin ressentir ce qui se cache au plus profond de lui même. Ah, oui, Luan est un poète et un écrivain...du dimanche. Ses écrits ne sont couchés sur ses cahiers que par pur plaisir, ou par une soudaine vague d'inspiration à ne pas laisser s'envoler. Cet amour pour l'invention d'histoires et le maniement des mots lui vient de très loin. En effet, Luan est rêveur lucide, depuis très longtemps. A vrai dire, encore récemment, il pensait que c'était en s'entraînant qu'il avait réussi à maîtriser ses rêves. On va dire que son don en sommeil lui a donné un coup de pouce.

Lentement, Luan s'est créé une carapace pour se protéger des autres...mais il n'arrive à la garder que dans un environnement qu'il connait. Autant dire que l'arrivé dans le pensionnat l'aura laissé sans cela. En clair, face aux autres, si il ne les connait pas, il agit "Normalement"...triste façon de parler. D'abord, le masque est tout à fait normal : Parler et discuter, rire et s'énerver... tout cela sonne si faux pour lui, a travers sa propre voix. Au fond...c'est comme si il manquait quelque chose. Comme si quelque chose lui échappait. Une épine acérée, ancrée dans un recoin de son coeur, qu'il n'arriverait pas à décrocher. Perdu, c'est le mot qu'il faut employé quand on veut le définir. Et ambiguë également. Avec lui, c'est souvent le "Oui et non", le "Mais". On s'étonne encore qu'il aime la couleur grise, frontière entre le noir et le blanc...au final, son esprit est étrange, nuancé, embrumé. Et même lui ne détient pas de réelle réponse à la question du "Qui?". Se contenter de jouer le jeu, de mettre son masque de comédien, pour la pièce nommée "La Vie", et continuer, encore et encore, avec ce sourire de tordu qui ne veut plus dire grand chose.

En revanche, quand on le connait...on trouve quelqu'un de vraiment gentil, un peu timide. Quelqu'un qui peut également rire de bon coeur, réellement, même si lui ne remarque pas la différence. Quelqu'un de bien quoi. Même si ce dernier n'a absolument pas confiance en lui et ses capacités. Et même, il est très légèrement égocentrique, naïf et...insomniaque? Si l'on veut faire bref, un être normal, si on met de coté le fait qu'il est également étrange quand il essaye de parler de lui, tant il se donne toujours une vision très floue et incertaine de lui même et qu'il parle d'une manière étrange, passant de métaphores en métaphores et de réflexions en réflexions.

Enfin, c'est un utopiste. Dit comme cela, il y a comme un coté tragique. C'est que, durant une bonne partie de ces dernières années, il s'est laissé submergé par le doute et le désespoir. En cours, on étudie la période où les humains existaient encore. On en parlait, on étudiait...mais Luan commença à comparer, doucement. Les tensions...les pseudo-guerres, la paranoïa ambiante, la règle du plus fort qui commençait petit à petit à s'installer...Et si ils n'étaient pas si différents des humains, en fin de compte? Les dons, la capacité à se transformer en animal...est-ce que tout cela était suffisant pour dire que leur pensée aussi était différente? Un rêve l'étreignait depuis. Le rêve de voir les races de yajuu unies, comme au premier temps, comme le jour où les humains avaient disparus. Même si ils avaient également très légèrement étudié les pensionnats, cela ne l'avait guère intéressé sur le moment...sûrement n'y croyait-il pas vraiment.  

A part cela, Luan aime beaucoup la musique. Cela lui donne de l'inspiration, lui permet d'imaginer, d'inventer, de se laisser bercer par le rythme et la mélodie, chacune mettant en scène leur monde mêlé à ses idées. C'est pourquoi il se déplace souvent avec des écouteurs et un mp4, cachés, tout au fond de son sac où il range un peu de tout, en plus de ses cours. Le noir, le gris et le bleu sont des couleurs qu'il choisit principalement pour se vêtir. La nature est quelque chose d'important pour lui, il dit lui même qu'il ne supporterait pas se trouver à un endroit où il ne pourrait aller s'installer sur la branche d'un arbre, ou au moins entre les racines de celui-ci. Ayant grandit près d'une forêt, il s'y rend généralement quand il a du temps à tuer. Egalement, il se peut qu'il porte des lunettes, pendant les cours. Et cela a cause d'une très légère myopie, qui peut devenir embêtante si l'on se trouve loin du tableau. Sa forme de corneille lui plait, néanmoins, il ne s'est jamais vraiment entraîné à la prendre, encore moins sa forme anthropomorphique. En parlant de ces dernières, sa forme partielle se présente ainsi : Ses bras se parent de plumes sur toute leur longueur, ses mains se munissent de serres crochues. Ses jambes subissent le même sort que ses bras et sa tête obtient également deux ou trois plumes au niveau des joues et a gauche et à droite du front.Enfin, sous cette forme, il détruit très généralement sa tenue, étant donné que deux ailes noires lui poussent dans le dos en déchirant au passage le tissu empêchant leur bon déploiement. Sa forme totale, quand à elle, est une corneille noire tout à fait banale...si on excepte ses yeux gris.

Ah, une chose à savoir également. Étrangement...il se sent très mal à l'aise en présence de Yajuu félins. C'est ainsi, il aura du mal avec eux, mais ce n'est pas impossible qu'avec le temps ils deviennent amis. Luan fait de son mieux pour faire abstraction de l'apparence ou de l'appartenance à une race quand il rencontre quelqu'un, préférant de loin connaître la façon de penser de cette dernière. Voilà. C'est cette calme tempête de doute qui se trouve dans l'esprit de Luan. En réalité, tous ces mots sont peut-être teinté de faux. Car si lui même ne sait pas qui il est, comment le définir? En réalité, on pourrait le caractériser de plusieurs façons différentes. C'est un comédien qui s'ignore et qui a perdu son vrai visage, quelque part, sur le chemin de sa vie.


♣ Dossier du Pensionnaire :

Canard ou Mouton ? Mouton
Viande ou poisson ?Viande
Si vous étiez un légume ?Tomate
La couleur de votre serviette ?Grise 
Vos phobies ?De perdre ce qui fait de moi ce que je suis 
Si on vous annonce que vous mourrez dans moins de 5 minutes ? Et alors? J'aurais finis par mourir un jour. J'aurais quelques regrets, mais après...  
Vous dans quinze ans ? Dépendant de l'évolution du monde qui se meut autour de moi. Je suis un automate autonome, comédien de la vie, qui s'amuse à jouer les spectateurs. Je ne sais honnêtement pas où je me trouverais demain, ni dans un mois, ni dans quinze ans.


♣ Votre histoire ::: "Une étrange sensation que de flotter dans le vide. On ne sent pas de résistance, à part ces murs courbés et flexibles qui nous entourent. Un coup, deux coup...les fonctions motrices sont encore bien faibles. Des murmures sourds nous parviennent parfois. Nous? Qu'est-ce que l'on raconte...bientôt le nous deviendra je. Le temps est proche. Notre environnement change rapidement, ce liquide chaud s'écoule, disparaît, et cela nous attire. Pas de cris, cela avance. Tout est flou, pourquoi? Nous ne savons pas. Nous qui existons sans exister. Une lumière, intense, cela fait mal. Cela me fait mal...et je suis seul désormais. Je voudrais crier...j'y parviens à moitié. Je voudrais retourner en arrière. Mais cela m'est impossible. Je suis porté par une force qui me dépasse, et je ne sais rien. Rien de moi. Rien d'eux, qui se sont cachés. Rien du monde dans lequel je suis arrivé. Je sais que je suis moi...et tout est flou."

Luan est né le 31 Octobre 1997, dans un petit village de l'Ouest de la France. Oui, là où il pleut plus qu'autre chose, là où la mer est noire de sauvagerie envers les falaises qu'elle n'arrive pas à submerger. Enfin...la mer était encore loin de lui, à sa naissance. Vers l'intérieur des terres, accueillis dans une famille dont il était le premier enfant. Au départ, les médecins étaient quelque peu septiques : Cheveux et yeux gris de naissance, c'est étrange...Mais cela ne veut rien dire

Né dans une famille modeste, ni forcément pauvre, ni forcément riche, habitant une maison à un étage, dans un petit bourg, non loin d'une grande forêt aux quelques légendes, sa vie semblait être écrite pour qu'elle soit "normale" : Naître, apprendre, travailler et vivre, vieillir et puis mourir. Mais tout le monde est spécial, non? Ses parents étaient aimants, et lui donnèrent une bonne éducation. On pouvait même dire qu'ils étaient doux tout en étant ferme quand il le fallait. Au final, cela allait construire Luan d'une façon telle qu'il allait être quelqu'un beaucoup trop gentil et naïf. Car c'est en brisant le cercle des ténèbres que l'on fait jaillir la lumière.

Un an passa. Cela commençait doucement, le petit Luan grandissait. Depuis la première fois, la mémoire avait fait le tri. Ce qui était arrivé avant importait peu. C'était comme cela que son esprit fonctionnait. Ne garder que ce qui touchait le coeur, l'ébranlait jusque dans ses racines. C'était comme cela, son passé allait être comme une vitre opaque, une eau dont l'ondulation était trop importante pour y discerner quoi que ce soit. Car se souvenir de l'innocence du passé...

Deux ans déjà. Une étrange année, à vrai dire. Cette même année, sa mère allait accoucher d'une petite soeur. Au départ, cela lui déplaisait fortement, car cette nouvelle venue accaparait l'attention de ses parents. C'était très dur, car enfin il comprenait qu'il n'était pas le centre du monde, et cela faisait mal, cela l'énervait, l'agaçait. Il ne voulait pas de cette "petite soeur" qu'il n'avait pas demandé, et il le fit remarquer pendant deux bonnes semaines, avant que ses parents ne réussisse à le calmer et lui prouver que, une petite soeur, ce n'est pas "mauvais".Par la suite, il y eut la naissance. A partir de là, il n'avait plus tout à fait la même façon de penser. C'était cette petite chose fragile et pleureuse qui était sa soeur? Et, vu qu'il était plus grand, il allait devoir la protéger? Il ne comprenait pas très bien, mais il était sûr que cela allait être bien pour lui.Même si l'on ne peut pas toujours protéger ceux qu'on aime...

...Et puis tout s'accéléra. Un immense brouillard balayé par le vent des années, de rares souvenirs. A l'âge de 4 ans, son premier rêve lucide, très tôt. Guidé par un allié en sommeil, c'est à ce moment qu'il avait prit le contrôle de ses rêves. Ses amis imaginaires, pour lui, étaient réels, et il se mit à aimer ces mondes qui n'existaient, à s'y enfoncer. L'imagination était une source qui ne tarissait jamais chez lui. Pour le fantastique, le rêve...c'était ça, sa vie. Timide et renfermé, il avait du mal à jouer avec les autres, il ne se sentait à l'aise que dans ses mondes, ses bulles. Quelques amis, des visages furtifs érodés par la pluie du temps.Pourquoi est-ce que je me sens mal? Des pleurs, des rires...la normalité en devenait pesante. Au fond, au plus profond de lui même il voulait...Ne pas être comme...

Flou. Brouillard. Dix ans, école primaire. Son ami, Lucas. Un chat, un yajuu sympathique. Ils s'étaient rencontrés, comme cela, par hasard. Tous deux venaient de deux écoles différentes, et se trouvaient lâché ici, sur une terre inconnue. L'école de La Boisière. C'était un jour étrange, il pleuvait. On ne voit rien du premier coup d'oeil.... Tout le monde était caché sous le préau, sauf certains groupes, blindés en capuches ou disposant de parapluies. Luan était de ces derniers, avec son petit parapluie bleu. Assis sur un banc de pierre, entourant l'arbre solitaire de la cour de récréation bétonnée ou ne poussait pas l'herbe. Regardant devant lui, l'imagination fuyait, avançait à cloche pied sur des routes merveilleuses. Soudainement, une voix, une présence qui le sort de sa rêverie. Il fait froid, le vent souffle. A coté de lui s'est assit un autre jeune, qui le regarde en souriant, malgré la pluie attaquant sa chevelure sans capuche pour l'en protéger. Une nouvelle phrase :

-Salut, je m'appelles Lucas, et toi, tu t'appelles comment?

Pas de réponse. Ce n'était pas son genre de parler, ni d'accepter comme ça que quelqu'un d'étranger lui parle. A vrai dire, il était même complètement prit au dépourvu.Quels étaient les rouages cachés...? Ses yeux gris se perdaient dans deux émeraudes...la gentillesse. Un silence gêné...puis une demande, timidement avec un visage marrant.

-Euh...j'ai rien pour me protéger de la pluie, j'avais pas prévus...je pourrais venir sous ton parapluie, s'il te plaît? Je n'aime pas être mouillé...

Hochement de tête, petit sourire. Après tout, il le trouvait amusant, celui-là, c'était...étrange. Le vent soufflait, faisant craquer les branches au dessus de leur tête, et eux, se parlaient, là, sous leur parapluie couleur océan. C'était le début d'une grande amitié. La journée passa, beaucoup d'échanges. Lucas s'était même promit de faire rire Luan un jour.

-Te faire sourire c'est pas suffisant! On a l'impression que tu sais pas rire! Tu vas voir, je vais t'aider.

Et c'est comme cela que leur amitié se mit à grandir, au fil du temps. Le week-end, ils jouaient ensemble. Sa soeur les rejoignait aussi, parce qu'elle s'entendait bien avec Luan. On pouvait même dire que leur relation en tant que frère et soeur était fusionnelle. Tout à fait l'inverse du Luan, 8 ans auparavant. C'était merveilleux, que d'avoir quelqu'un avec qui partager ses rêves, ses espoirs, ses idées, ses jeux. Un jour, Lucas ramena deux autres enfants, et la bande s'agrandit. Ses quatre là devinrent inséparable. Luan n'était plus aussi obnubilé par ses rêves et ses histoires, ses pensées qui étaient devenues fluides. Car tout ce qui importait, c'était les amis et ce qu'ils vivaient ensemble. C'était ces années là où on commençait à parler de tensions de plus en plus fortes entre les Yajuu. Eux n'étaient pas affectés. Non, Lucas et les deux autres s'en fichait. Pas Luan. Déterminé, il leur expliqua qu'il voulait voir tous les Yajuu réunis, comme au premier jour de la disparition des humains.

-Ouais, tu veux devenir président, chef ou un truc comme ça pour que tout le monde soit bien avec tout le monde quoi!

-T'inquiètes,on te soutiendra. Hé, vu ta force on te protégera, t'en aura besoin!

-Pfff! Même pas vrai!

Un jour, c'était à l'âge de 12 ans, après un cours d'histoire. Ennuyés parce qu'il n'était plus question d'humains et des premiers jours après leur disparition, Luan et Lucas n'écoutaient plus leur professeur. Celui-ci blablatait des choses qui devaient avoir un rapport avec des pensionnats étranges ou quelque chose comme ça. Tout semblait partit pour que ce cours en particulier soit interminable et ils voulaient juste sortir, après tout, il ne restait plus que deux heures, deux petites heures. Puis un murmure, une idée. Tendant l'oreille, Lucas expliqua, jubilant, ses plans à son ami. Le prochain cours était composé de mathématiques, une matière que tous deux n'appréciaient pas forcément. Et le professeur avait dû s'absenter un temps. La brosse qui n'avait pas été nettoyée depuis le début de la semaine, la porte entrouverte...un coup bateau, mais qui pouvait tout à fait marcher. Grimpant sur une chaise, Lucas déposa la brosse pendant que lui faisait le guet. Le professeur revint, sourire furtif, idées de ce qui pourrait se passer...la porte s'ouvre et...Mais ce qui était enfantin doit-il le rester dans le futur...?

Ce qui devait arriver arriva. Les cheveux auparavant noir de jais du professeur étaient devenus blanc sur le dessus et le sursaut du professeur manqua de le faire tomber, alors qu'il se rétablissait de peu, d'une façon grotesque. Un grand silence s'en suivit...enfin, grand. Les deux garnements portèrent la main à leur bouche mais il était déjà trop tard. Ce n'était pas de bons menteurs, juste des enfants un peu trop audacieux. Ils se mirent à rire. Cela faisait longtemps que Luan ne riait plus, depuis ses 5 ans, mais il ne savait plus pour quelle raison. C'était une étrange sensation retrouvée. La suite n'allait cependant pas être amusante. Attrapés sur le fait, les deux amis ne purent repartir que une heure plus tard. Recopier 100 fois chacun : "Je ne ferais pas de farce à mon professeur" sur des copies, ça prenait du temps. Le professeur avait été dur, mais il semblait vouloir leur faire comprendre une leçon. Et Luan la comprenait, c'était une sensation très désagréable que s'écarter du chemin établit par les règles. Celles du monde réel, interdisant les jeux quand ils n'avaient pas lieu d'être. Ces règles...étaient-elles...?

-Hey, Lulu.

-Ne m'appelles pas comme ça s'il-te-plaît.

-J'ai réussis à te faire rire, finalement. Deux ans quand même, t'es pas un mec pressé.

Nouveau rire, plus doux cette fois, plus...incertains. Oui, il l'avait fait. Mais ce prix ne lui convenait pas. Moins il allait contre les règles, plus cela lui convenait. Suivre les règles mais garder sa liberté en dehors de celles-ci, c'était ça son but. Serviable, attentif...non, tout ça. Déjà, c'était flou. Pourquoi? Était-ce a cause de l'histoire? Des choses qu'il ressentait? De lui même? Quand le coeur valse, danse sur une frontière...il se brise.

Deux ans passèrent. Même ville, même trajet répétitif, même répétition, même personnes. Lui et Lucas étaient désormais au collège. Un collège réputé...dans plusieurs sens. Ses parents avaient pris le risque, même si ils savaient que les "félins", pouvaient être influents. Luan n'était pas un méchant, pas un élève influant, il n'avait donc rien à craindre. Mais déjà, leurs chemins se séparaient. Lucas avait trouvé une bande de yajuu, connue dans le collège, mais Luan la trouvait trop...inquiétante. Ils étaient en 4ème, alors, c'est à ce moment que son ami lui demanda...de l'aide. De l'aide pour "foutre le bordel" le plus possible. Refus. Etonnement de Lucas. Cela fait mal, ce visage déçu, cette déception et...cette discussion. "Pourquoi?". Peut-être parce qu'ils étaient grand désormais. Peut-être que les bêtises, s'était terminé pour lui. Son langage était déjà très développé, il était peut-être même plus mature que la moyenne. Plus que tout, son regard était tourné vers ses rêves...Et l'avenir. Vers une utopie. Un échange de regard, une bataille. "Je n'irais pas avec toi", "Pourquoi?"...si seulement il avait réussi à lire dans son regard.La naïveté et la gentillesse...force et faiblesse

Deux nouvelles années. Le temps se noircit. Les souvenirs sont douloureux.Tu étais...pourquoi? On s'enfonce, dans des abysses. La forêt est au dessus, la cage est en dessous, la colère, la haine. Cauchemar. Deux ans avaient passés. Luan et Lucas étaient toujours amis même si ils se parlaient moins. Déjà, cela se faisait sentir, la tension. Trop de félins, pour lui, simple oiseau. On l'avait frappé, mais le lycée où il se trouvait avait fait le nécessaire, mais les représailles. Un orage se préparait derrière son dos.Pourquoi...? Pourquoi un tel chemin...? Un sms, étrange. Lucas, c'était une invitation nostalgique. Puis un appel, invitation. Dans la forêt où ils s'amusaient à jouer à cache cache. C'était pour l'aider avec son don. Découvert comme ça, un jour particulièrement resplendissant, lors de ses 15 ans, avec sa soeur. Le rêve...la capacité à faire rêver quelqu'un lui faire voir des choses magiques.Cependant apprendre à maîtriser ses formes totale et partielle...cela ne l'intéressait pas, il ne s'était pas entraîné. Il y alla, Lucas l'avait prévenu qu'il était accompagné de ses amis. Leur présence ne lui plaisait pas trop, mais c'était son ami, il lui faisait confiance.Idiot!. Ce qui arriva...ce qui...c'était un tournant. Une sorte de cassure. La trahison est si proche, parfois. Ce qui arriva...la trahison...l'irrationalité. L'incompréhension. La colère. La tristesse. La peur. Puis la terreur.Car le monstre que l'on craint est parfois celui qui se cache au plus profond de notre âme, dans les abysses...

...Grand noir. Cet épisode...il ne veut pas s'en souvenir. Non, pas ce cauchemar. Lucas avait finit à l'hôpital, atteint, ses amis avaient eu plus de chance. Rien de grave. Pas de blessures physiques, excepté pour Lucas. A quoi s'attendaient-ils?! A rien, ils n'allaient rien avoir, à part peut-être quelques cauchemars, mais tout de même. Et puis...les représailles. Lui, ses bandages. Quitter le pays. Pourquoi? C'était futile de partir. Si le monde était à tel point hypocrite...peu importe où il irait, la dépression...la mélancolie...le désespoir. Oui, sûrement. La coquille, la carapace se referme enfin. Les souvenirs sont flous. Tout se glace et se protège. Rien ne peut plus atteindre la façade...a part cet événement. Ce voyage imprévu et forcé vers une île. Vers un nouveau départ. Un nouveau foyer. Un pensionnat. Ses raisons? Très simple : Le désespoir, le danger. Rester là-bas...non, cela lui était impensable. Et puis...également...ces pensionnats étaient réputés pour le fait qu'ils unissaient les races entre elles, voulaient détruire les barrières et les tensions...pourquoi n'en avait-il pas entendu parler plus tôt?Les coeurs sont froids... Luan y allait...pour retrouver l'espoir perdu. Pour raviver une flamme ou l'éteindre à jamais. Avec lui, il amenait ses rêves, ses utopies...tout. Tout...sauf sa confiance, et son lui d'avant. Ce lui gentil, qu'il avait enfermé au fond de la cage d'acier. Un oiseau blanc et fragile...en compagnie d'un oiseau noir de jais aux yeux de sang. Le pensionnat était...un nouveau départ.

Les au revoir à la famille furent rapide. Tous le soutenaient...ou plutôt "les". Oui, sa soeur partait avec lui. Tous les deux. Pourquoi...? Ah, les représailles. Les tensions. L'amour des parents, leur désir de protection. Si eux ne pouvaient rien faire, peut-être que, là-bas, sur cette île...oui....tout comme l'hiver qu'ils affectionnent. Leur désir est de teinter d'écarlate l'immaculé.

Mini-rp

*Leave the world behind you...and leave this world behind. ♫*

Les vagues dessinaient des formes. L'éclat incertain du soleil se reflétait sur
cet immense miroir a la surface ondulée. La musique le berçait, les paroles et leur signification tournaient et tournaient dans sa tête. Que ferait-il sans la musique, sans ces écouteurs sur ses oreilles, sans cette source d'inspiration sans limite? Peut-être ferait-il autre chose...enfin. Laisser le monde derrière soi...c'était ce qu'ils étaient entrain de faire. Luan sentait le poids de sa soeur, blottie contre lui, endormie. Cela faisait déjà quelques temps que le bateau avait levé l'ancre et qu'ils avaient fait leurs au revoir. Ils leur avaient promis qu'ils viendraient, un jour, mais que cela allait peut-être prendre du temps. Ce n'était pas grave, avait-il répondu, ils pouvaient attendre. Attendre...

Un bâillement. Ses yeux fatigués tombèrent doucement, les paupières masquant ce tableau brillant, telles les rideaux d'un théâtre à la fin d'une représentation. "Leave the world behind you...". C'était ce qu'il allait faire, comme à chaque fois que le sommeil venait le prendre pour l'emporter. Une fois de plus il allait rêver. Une fois de plus il allait s'enfermer dans ces bulles hermétiques, ces mondes qu'il n'oubliait pas, ses créations, ses idées, tout. Une fois de plus...

Ses yeux s'ouvrirent sur un paysage habituel. Une mer de nuages. Sous lui, un sol, blanc, semblant taillé dans une pierre inconnue. Derrière lui se dressait une tour blanche immense, sa tour, il le savait très bien, c'était lui qui l'avait érigé, pour abriter tout un plan, toute une idée complètement farfelue qui remontait loin, très loin, lors de ses premiers rêves lucides. Sous cette mer immaculée se trouvait un petit paradis, un petit village...une maison dans un arbre. Cela faisait bien longtemps qu'il n'y était pas retourné...mais il avait d'autres choses à faire. Ses yeux parcoururent distraitement les manches du manteau long dont il était vêtu...ça, en revanche, peut-être en changerait-il bientôt.

Se retournant d'un seul élan, il fit face a la grande porte à double battant. Des scènes de ses différentes aventures étaient présentes des deux cotés. De petits souvenirs de rêves qu'il avait apprécié. Sans s'attarder sur cela, il poussa les deux portes et entra dans une pièce nouvelle. L'intérieur de la tour était incroyablement noir, excepté quelques flammes blanches voletant de-ci de-là. En entrant, des dalles blanches apparurent sous ses pieds. C'était automatique, naturel...prévu. Luan savait très bien où il allait, c'est pourquoi, a quelques pas devant lui, une grande plateforme se créa, alors que des grains de lumière venus d'en bas, du gouffre noir sous lui dont il ne se souciait pas, commençaient à s'agglutiner pour former une nouvelle porte, à l'aspect étrange, futuriste. Un hublot, des striures cyan lumineuses...c'était ce rêve.

Délicatement, sa main se dirigea vers la poignée. Mais a peine l'avait-il touché qu'il sentit l'atmosphère changer. Tout devint plus sombre, plus mystérieux...et pourtant il ne connaissait cette impression que trop bien. Son coeur se mit à battre alors que les dalles se changeaient en herbe et qu'un ciel de fin de journée prenait place au dessus de sa tête.

*Non...non, tout mais pas ça!*

Mais il était déjà trop tard, il le savait. Cela faisait la troisième fois que cela arrivait. La troisième fois qu'il perdait le contrôle, qu'il se retrouvait une fois de plus a cet endroit, à ce moment précis...ce cauchemar. Déjà il avançait de lui même, portant son sweat et son T-shirt, à son habitude. La forêt n'avait pas de secret pour lui...celle-ci, du moins. Il jeta un coup d'oeil hâtif à sa montre même si il savait déjà qu'il était en retard. La forêt...toujours la forêt, et ce pendant 5 bonnes minutes. Se déplaçant hors des chemins de terre qui avaient déjà vu passé bon nombre de marcheurs. Le point de rendez-vous était une clairière où ils aimaient venir quand ils étaient plus jeune.

"A 18h précisément. Après les cours." Avait-il précisé. Pourquoi Lucas avait-il s si soudainement envie de le voir? Si seulement...si seulement il avait réussi à lire entre les lignes. Lire dans son regard...mais il était bien trop naïf. Ses pas le menèrent a une clairière. Un espace circulaire entouré d'arbres centenaires aux branches étendues. Le parfum mystère qui planait sur cet endroit l'avait toujours intrigué. Comme si quelque chose ou quelqu'un avait taillé cette forme circulaire, dessiné ce cercle de simple verdure au milieu de cet océan d'arbres. Au beau milieu de cette clairière se tenait Lucas. Toujours pareil, même sweet marron, même T-shirt de couleur plus sombre. Le vent jouait avec ses cheveux d'ébènes, les ébouriffant...il n'avait pas changé. Si seulement son regard l'avait transpercé plus violemment que cela...peut-être aurait-il réussi à voir qu'il avait totalement changé.

-Ha! Luan, je t'attendais!

Un sourire. Cet air de faux qu'il avait réussi à masquer, si parfaitement...et lui qui lui répondait par un sourire si sincère. Pourquoi n'avait-il pas remarqué ce jeu d'acteur, lui qui prétendait pourtant porter un masque? Lui qui prétendait que la vie n'était qu'un jeu d'hypocrites?

-J'espère que je ne t'ai pas fais patienter...mais il paraît que les chats sont très patient quand ils attendent leur proie.

Non. Reprendre le contrôle. S'échapper du cauchemar, c'était ça qu'il fallait faire! Pourtant, malgré tous ses efforts, malgré sa plainte, malgré toute la volonté dont il faisait preuve pour atteindre son but, il restait emprisonné. Déjà le traître riait alors qu'ils prenaient place, assis sur l'herbe fraîche et froide.

-Cela faisait longtemps. Tu a continué à remplir ton sac de rêveries pendant mon absence?

-Tu parles, je n'ai fais que rêvasser.

Que cherchais t-il en croyant vainement que son ami était revenu? Qu'il avait abandonné ses "amis"? Se sentait-il à ce point seul qu'il avait été prêt à accepter n'importe quoi? Même le retour impossible de son ami d'enfance? Là...tous les deux étaient désormais dans un rêve. Ils ouvrirent les yeux en même temps. Alors, devant son ami, Luan commença à faire pousser une rose noire et blanche.

-C'est tout?

-Attend, c'est l'entrée.

Puis, doucement, de grandes racines sortirent de terre. L'une d'elle grimpa rapidement jusqu'au ciel. Et, à sa pointe, apparut une sorte de spore bleue. Luan fit en sorte que le vent souffle, doucement, en ce point précis. Tout cela commençait à le fatiguer mais il désirait impressionner son ami. Il ne prit pas en compte le saignement dont était prit son nez et continua. Le vent souffla sur la spore qui libéra de petite sphères bleues et lumineuses qui illuminaient la clairière de leur douce lueur. Une atmosphère féerique.

-Ah...alors...convaincu?

-...

C'est alors qu'il fut sortit du rêve. D'une façon violente. Un coup. De poing? De pied? Il ne savait pas...mais ce n'était pas le genre de coup que l'on faisait pour plaisanter. A terre, Luan se retourna difficilement, affaiblit par l'utilisation de son don. C'est là qu'il comprit que son ami avait changé. C'est quand il vit les deux autres personnes qui étaient arrivées qu'il comprit qu'il n'avait pas abandonné sa bande et ses actions de "déviant". Lui le regardait avec un sourire narquois et vicieux.

-Tu sais que j'ai eu du mal à ne pas rire quand tu as parlé de proie?

Non...il ne voulait pas aller plus loin dans ce cauchemar. Pourquoi y était-il coincé comme un oiseau en cage?!

-Maintenant, tu te rappelles de Jean? Mais oui, celui qui tu as fais renvoyé du lycée parce qu'il t'avait frappé. Tu lui avais manqué de respect en soutenant son regard, tu te rappelles?...Il aurait bien aimé avoir sa petite vengeance. Donc on en profite.

La fuite...c'était la première idée qui lui avait traversé l'esprit. Alors...il s'était relevé, puis il avait commencé à courir. Mais il n'était pas un rapide...et, en y réfléchissant, une proie qui s'enfuit...

-Où penses-tu courir comme ça? On vient à peine de commencer!

Un bruit de course...jamais il n'avait tenté de courir aussi vite. Et pourtant cela n'avait pas été suffisant. Des griffes s'enfoncèrent dans sa chair, de l'épaule droite jusqu'au centre, entre ses omoplates. Luan cria, la douleur le transperçait, tout comme la vérité qui le transperçait, telle ces griffes. Nouvelle chute...le poids qu'était Lucas se retira pour qu'il puisse se retourner l'admirer dans toute sa cruauté. Sous sa forme partielle, il ressemblait effectivement à un prédateur, aux griffes ensanglantés. Son regard trahissait une certaine cruauté...et un certains plaisir. C'était par excitation et un plaisir personnel qu'il avait prit cette forme. C'était...non, jamais il ne pourrait comprendre pourquoi. Dans tous les cas, les autres attendaient, patiemment, non loin...ils le pensait faible. Tous.

-On perd en crédibilité à cause d'un oiseau comme toi. Je me demande si on commencera à nous prendre au sérieux si on te déplume!

Lucas se jetait de nouveau sur lui, prêt à le blesser d'avantage. Tout se passa très vite. Beaucoup trop vite. Alors qu'il se jetait sur lui, la peur, le désespoir produisirent une étrange réaction : Une transformation. Voilà que, dans une nouvelle douleur, plus cuisante encore, il se transforma partiellement pour la première fois. Ses mains se munirent de serres crochues, son T-shirt et son sweat furent déchirés par deux ailes noires...et Lucas ne put s'arrêter dans son élan, et Luan, par réflexe, donna un coup avec ses "armes", nouvellement acquises. Un coup, comme un coup de griffes. Les serres dessinèrent des sillons, trois pour être précis, sur le visage de son vieil ami, passé de l'autre coté. Celui-ci recula, hurlant de douleur...le sang. Cette couleur rouge qui s'écoulait de ses serres, du visage de celui qui l'avait attaqué. Ce sang qui troublait sa vision en même temps que la tristesse...c'était trop. Trop de rouge.

-Saleté...

Les autres s'étaient approchés. Tous désormais s'approchaient de lui, menaçant.

*Arrêtez...pourquoi faîtes-vous ça?*

Ils arrivaient, ils étaient proche. Ils prenaient leur temps. Après tout, n'étaient-ils pas les prédateurs prêt à dévorer leur proie sans défense? Sans défense...la proie ne comprenait pas les raisons qu'avait le prédateur à la chasser. Mais...quand il croisa à nouveau son regard il comprit. La réponse était simple pourtant. Ce n'était pas une question de crédibilité. De "guerre des gangs" ou quoi que ce soit. Non, ce n'était qu'une façade. La véritable raison se lisait sur ces regards : Pour le plaisir. C'était pour le plaisir qu'ils allaient le faire souffrir. Pour le plaisir qu'il le martyrisait. Pour le plaisir qu'ils étaient ainsi. Et c'est ainsi que la colère prit place aux cotés de la tristesse et du désespoir. C'est à ce moment là que tout bascula.

-Arrêtez!!

Le don, pour la première fois, allait être utilisé a des fins autre que le rêve. Pour la première fois, il allait créer le cauchemar. Le rêve. Tous, ils étaient entré dans le rêve. Luan se releva, leur fit face. Son regard n'était plus le même. Désormais il était le chasseur...mais ses proies ne le savait pas. Désormais c'était lui le rapace dans les cieux. Peu importait la quantité d'énergie qu'il allait perdre. Peu importait ce qu'il allait perdre. Tout ce qui comptait...c'était ce sentiment qui lui nouait l'estomac et lui brûlait la tête. Quelque chose qu'il n'arrivait pas à identifier, mais qui lui faisait peur. Le premier coup fut de sa part. Des ronces qui s'enroulaient autour des jambes de ses ennemis, rentraient dans leur peau sans les lâcher. Il ne se préoccupa pas des cris de douleur, ni des regards empli de colère. Ni de Lucas qui lui gueulait que ce n'était qu'un rêve. Tranquillement, il se dirigea vers Lucas, le regarda longuement, et murmura, d'une voix glaciale.

Petit passage "sanglant":
 
Et puis, d'un coup, le rêve se brisa. Plus d'énergie. Son crâne le faisait souffrir et, dans une nouvelle souffrance, il perdit sa forme partielle. Le tout avait duré à peine une minute, et pourtant...Luan tomba à la renverse, saignant abondamment du nez. Une rivière écarlate qui gouttait. Les autres cependant, n'étaient pas dans le même état. A part la blessure qu'il avait infligé à Lucas avec ses serres...toutes les autres devaient être psychiques, car ils semblaient tous avoir perdu connaissance. Et, alors que tout ce qui venait de se passer embrasait son crâne d'une douleur nouvelle qui lui arrachait des gémissements, il réalisa ce qu'il venait de faire. Et de nouveau, la peur s'empara de son esprit. Mais pas la peur de l'autre...non. La peur de lui même. La peur de ce qu'il avait été capable de faire et d'imaginer. Tout se mélangeait dans sa tête. Une véritable tempête hurlante et gémissante à la fois. Emplie de peine et de colère. Choisir...non, ne pas choisir. Choisir de ne pas choisir. Qui était-il? Ou quelle était cette facette qui s'était révélée? Fuir...loin, la maison. Nouvelle douleur, plus importante cette fois. Le monde rétrécit. A vive allure. C'est automatique, c'est naturel, parce que les émotions en ont voulut ainsi, même si le corps a du mal à tenir. La faiblesse...et il devait maintenant s'enfuir avec ce nouveau corps. Ce corps qu'il prenait pour la deuxième fois. Dépliant ses ailes avec peine, il s'envola, buta, retomba...reprit son envol, mue par la force de la peur, de l'instinct de survie. Il s'envola de nouveau, et, alors qu'il sortait du couvert des arbres...il savait qu'après ça, il était censé voler, planer, s'écrouler au pas de sa propre maison et tomber inconscient. Il savait qu'il ne se réveillerait qu'une semaine plus tard, à l'hôpital et qu'à partir de là... et pourtant, ce n'était pas le cas. Car une fois sortit de la forêt...

Le noir. Le vide. L'abysse. Luan volait dans un espac qui n'appartenait plus au souvenir. Là commençait le vrai cauchemar. Au loin, en face de lui, une lueur rougeoyante. Une forêt d'arbres aux feuilles écarlates. Et au centre...là où il était forcé de se diriger...une cage. Une immense cage. Luan reprit sa forme humaine après atterrissage et resta coi face à cette immense cage où était enfermée une masse sombre. Au départ, juste le bruit d'une respiration. Puis deux yeux rouges apparurent, qui le fixait. Un frisson le parcourut...sa propre volonté semblait gelée sur place par ce regard. Mais cette chose...était-ce...

*Suis-je vraiment quelqu'un de bien...ou juste un monstre qui s'ignore?*

Puis le réveil. En sursaut. Quelqu'un le secouait. Sa soeur...le bateau a l'arrêt. Un temps avant qu'il ne se réveille complètement. Et qu'il comprenne enfin ce que lui disait sa petite soeur :

-Luan, on est arrivé.

 


Derrière l'écran
Beuh...on m'a dit que je devais rejoindre obligatoirement un camp...je penses prendre citron hallucinogène ou un truc comme ça owo. Sinon moi...le moi est un bien grand mot, il englobe tant de choses. Vous avez une demi-journée devant vous? Bon, je plaisante :3 Moi c'est Luan (Eh non, mon petit prénom de joueur ce sera un jour peut-être ~), j'aime le chocolat...comment ça c'est pas suffisant?! Bon, d'accord. Je suis quelqu'un d'un peu foufou...et d'un peu sérieux. Quelqu'un de très volontaire...tout comme je peux être très flemmard. En vérité je peux être un peu de tout, et je suis un peu "fou", parfois je peux raconter n'importe quoi ou partir dans mes délires. A part cela, j'aime la poésie, les histoires, inventer des mondes et non je ne suis pas rêveur lucide, si vous vous demandez,mais j'ai un ami qui l'est et avec qui je parle beaucoup. J'ai aussi beaucoup étudié le sujet :3 Enfin assez, je penses, j'espère, je crois...cookie? Enfin bref, je suis un électron plus ou moins libre et plus ou moins excité qui peut tout à fait être à un endroit comme un autre...et le reste de la personnalité serait un peu trop longue, je veux pas alourdir la fiche. En plus, c'est plus amusant quand on cerne quelqu'un en vrai, non? ~
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Dernière édition par Luan Aerewen le Jeu 13 Fév - 17:06, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Lun 13 Jan - 7:44

Bienvenue Luan! Bonne chance pour ta fiche! J'ai hâte de la lire.
;-)
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Mar 14 Jan - 17:26

Bienvenue chou ♥ désolé de te l’annoncer mais les sectes sont obligatoires mouahaha 8D
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Mar 14 Jan - 18:40

Bienvenuuuuue Lu' o/ ♥
Bon choix de perso' pour l'ava. ~
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Mer 15 Jan - 0:37

Bienvenue ! Bon choix même si j'ai une préférence pour yamamoto et squalo ~ =]
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Sam 18 Jan - 20:04

Bienvenue, bon courage pour ta fiche ;) ♥

[hihi je peux déjouer ton don mon petit :P] *ZBAF*
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Dim 26 Jan - 1:47

Up pour dire que ce n'est pas encore terminé, mais que ça l'est bientôt, me supprimez pas! :rip:
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Dim 26 Jan - 8:24

Aller Luan tu vas y arriver XD
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Localisation : Là où tu n'es pas. La tête dans les nuages ou les pieds sur terre. Peut-être bien dans une poubelle tant qu'à faire. 8D Ne cherche jamais loin, je peux très bien être juste derrière toi et commettre quelque chose que tu regretteras amèrement. Un conseil : Ne croise même pas mon chemin. Je suis la personne qui te tuera. ~

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Sam 1 Fév - 10:29

Bienvenue et bonne continuation. :3 ♥
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Sam 8 Fév - 8:59

Histoire parfaite, je l'adore, avec le ptit coup de violon que j'écoute à côté c'est magique xD. Rien de plus à dire, tout est parfait et plus que satisfaisant. J'attend seulement ton mini rp et tu seras validé. ^^ Si je n'ai pas donné la puissance/contrôle... ben je ne sais pas encore... XD
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan   Jeu 13 Fév - 17:15

Don niveau 3( ça aurait été 2 s'il subissait les contraintes du pouvoir sur lui même)

Congratulations !

Sèche tes larmes de joie, Invité, et va à la conquête du forum ! Tout d'abord, si ce n'est déjà fait, va te chercher un visage. Et passe par pour recenser ton don ! Ouvre également une fiche de liens, afin que les membres puissent venir réclamer des liens avec toi. Ensuite, passons aux choses sérieuses !
Tu créeras un journal pour préparer l'évolution de ton personnage et y accueillir d'éventuels demandes de RP. Toutefois, tu poux aussi te prendre au jeu du hasard et venir ici !
Quant au flood, c'est par là ! Enfin, n'oublie pas de remplir ton profil et ta feuille de personnage ! Encore bravo et bon jeu parmi nous !
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[Terminé]"Je vole depuis longtemps sans savoir d'où je viens", Luan

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