Pensionnat Phoebe V.2
 

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 Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]

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MessageSujet: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Mer 24 Juil - 18:45


Le déprimé et le schyzo'

Du sang perlait sur son visage. S’étalant sur sa joue, il venait cacher sa vision du côté droit. Maudite substance rouge. Elle était toujours là dans les pires moments. Lorsque Lynde avait le plus besoin de se concentrer, elle apparaissait, et venait le gêner dans sa concentration. Alors, il perdait encore plus de sang, et avait encore plus de mal à se concentrer. Un cercle vicieux, sans vraiment de fin. Même si sa fierté en avait pris un coup, le guépard avait dû fuir.

Ils étaient quatre contre lui au moment où le combat avait commencé. Lynde croyait alors filer un rebelle, séchant les cours de Pheobe pour amener une information vitale à ses supérieurs. Mais le gars en question s’était avéré être de la petite racaille, venant repéré le pensionnat pour commettre un vol ensuite. Il en avait été de même pour ses compagnons. Ceux-là même qui avait dit un « dégage gamin, on traite des affaires urgentes ici » lorsque le blond était arrivé à leur hauteur.

Lynde n’avait pas pu laisser passer ça.

Il avait frappé le premier, envoyant son poing dans la mâchoire du plus proche. Les autres avaient réagis quelques secondes plus tard, trop étonné dans l’immédiat. L’étudiant c’était retrouvé à terre, frappé de partout. Quelques secondes seulement. Ces mêmes secondes qui lui avaient fallu pour réaliser qu’il s’était retrouvé hors-jeu beaucoup trop vite. Sa transformation en guépard fut immédiate.

Il en neutralisa un, mais ne put aller plus loin. Ses forces devenaient de plus en plus faibles, à mesure que le temps passait. Si seulement il ne s’était pas laissé surprendre. Mais maintenant, il était trop tard, Lynde souffrait. Il devait quitter cette bagarre de rue au plus vite. Le seul échappatoire possible se trouvait dans la fuite. Chose qu’il détestait prévoir. Ce geste était tellement dénudé de noblesse qu’il cherchait toujours un autre moyen de mettre fin au combat. Il n’y en avait malheureusement pas toujours.

Toujours sous forme complète de yajuu, le chiita s’échappa. Et réussit à semer les trois autres brutes, qui n’avaient sans doute pas persisté trop longtemps dans leur recherche. D’après le peu qu’il en avait vu, ces mecs n’étaient pas des vrais durs, ils ne le chercheraient même pas, et l’avaient laissé filé facilement. Heureusement.

Lynde déambulait. Il ne savait plus où il était. Sa blessure à la tête lui faisait mal. Tout ce qu’il voulait était de l’eau, pour se soigner et ne pas rentrer dans cet état au pensionnat. S’il franchissait la porte avec du sang séché sur la figure, il était sûr que cela allait arriver aux oreilles de gens du C.E, qui allaient encore lui faire la morale pendant des heures. Il préférait éviter de perdre du temps inutilement.

L’eau, la mer. Le blond la voyait maintenant. Illuminée par le soleil, elle en devenait aveuglante. Il devait trouver de quoi se pencher maintenant. Cela ne devait pas être si difficile de trouver un pont, un ponton, ou n’importe quoi se rapprochant un peu de la surface de l’eau. Le port ! Lynde devait aller au port. Il y aurait bien un ponton non occupé à cet endroit.

Finalement, il réussit à se nettoyer le visage, accroupi au dessus de l’eau. Elle ne devait pas être parfaitement propre, mais elle n’était pas non plus aussi sale qu’il l’avait pensé dans un premier temps, son reflet arrivait à vivre, à la surface. Lynde soupira, des traces rouges étaient encore présentes, et ses habits étaient tachés à plusieurs endroits. Si Sancto avait été là, il n’aurait jamais finit dans cet état. … Le blond ne continua pas sa pensée. Il ne devait plus se souvenir de ça. Il allait encore déprimé si cela continuait. Stop. Lynde STOP.  Trop tard. L’étudiant était à moitié partit dans des reproches contre lui-même, à ne plus en finir. Sa position d'équilibre au dessus de l'eau était plutôt dangereuse, mais il n'en avait rien à faire.


[J'avais envie de faire une allusion à Sancto du coup xd]


Dernière édition par Lynde J. Evens le Mer 24 Juil - 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Mer 24 Juil - 19:44

Un blond à l'agonie, le destin ?

J'étais crevé, oui, complétement crevé. En ce bel après-midi, comment ne pas penser à autre chose que d'aller piquer une tête ? Ba, déjà ce matin, je me suis levé du pied gauche, très mauvais çà, puis j'ai vu des corbeaux dans les branchages devant ma fenêtre. Autrefois j'adorais ces volatiles, mais là... Ben dis donc, je devenais superstitieux moi maintenant ? Il fallait déjà être croyant à la base, et çà, ben, je ne l'étais pas. Même si Mme Sakaii avait essayé de me convertir les deux semaines où j'étais chez eux. J'avais jamais fait de catéchisme. Elle est adorable. Mais bon, un Dieu aimait forcément ses enfants, alors pourquoi ne faisait-il rien pour empêcher les guerres ? Jamais je ne prierais un Dieu pareil qui doit se tordre de rire devant nôtre malheur.

Bref, toujours dans mes tourments, je suivais mes cours de médecine, j'ignorais tout le monde malgré les apprentissages de M.Sakaii. Faire bonne figure. Je voulais bien essayer, mais disons, je me sentais pas prêt, pas pour l'instant. Je suivais donc le cours, en ignorant royalement tout le monde, au risque de paraitre hautain, mais j'm'en foutais. Je regardais la feuille, sa me donnait déjà la migraine. Je devais paraitre absent car :

-M.Austin !!! Réveillez-vous !

Je m'étais endormi ? J'étais même pas au courant. Ou alors çà n'avait duré qu'un instant. Tout le monde me regardait comme si j'avais tué Bambi. Je détestais ces regards amusés, même étonné. Ce n'est pas avant l'Accident que j'aurais fait çà en cours, maintenant j'allais comprendre les "racailles" car :

-J'y peux rien, sa me donne la migraine votre truc.

Tout le monde cria à la sorcière, désabusé, la prof me regardait avec la mâchoire quasiment décroché. Et moi je ne pensais plus qu'à une chose, aller me baigner. Putain çà devenait lourd les cours.

-Ce truc ! Comme vous dites si bien ! C'est le.......

Elle parlait tellement vite que pour moi, et j'avais tellement la migraine que sa restait un simple truc pour moi, je la regardais comme un zombie, mais je dus reconnaitre que je sursautais quand je compris la fin de sa tirade :

-... et si çà ne vous intéresse pas, sortez !

Ah, la phrase magique, j'allais pas me faire prier tiens. Je me levais et prit la porte sous le regard surpris de mes camarades.

Une fois dehors, et sans le moins du monde culpabiliser, j'étais furax d'ailleurs, je vagabondais au hasard au gré de mes pensées. Tout d'abord je pensais à Edward, ou plutôt Sancto. Mon défunt frère jumeau. Si çà se trouve, s'il était resté en vie. J'aurais pu le croiser ici. Au pensionnat. Mais bon. "Mort au combat". C'est sans appel. On l'avait vu tomber sous les décombres après s'être fait pousser. Ceci dit, à ce que j'avais compris, on n'avait pas retrouvé son corps. Toutes les émotions en moi étaient contradictoires, mais une triomphait sur les autres. L'espoir qu'il soit encore en vie.

Toutefois, à cette pensée, mes épaules se raidirent. Il était pire que tout de ne pas savoir la vérité. Même parfois, dans les couloirs, je croisais des élèves qui me confondait avec lui, résultat on me voyait comme un fantôme, puis la fois d'après, il se calmait. J'avais envie de les baffer mais bon.

Je fouillais dans mes poches. Une Barre de céréales ? J'l'avais chouré où ce truc ? Ba tant pis. Je l'engloutis. J'avais la dalle. Oui, en plus je suis klepto. Je soufflais d'épuisement, combien de temps avais-je marché ? Je marchais au pif. Et je n'avais pas une grande endurance. Je m’essoufflais vite, mes jambes étaient en coton... J'avais une clope au bec. La combientième de la journée ? Je l'ignorais, je ne faisais plus attention a rien. Je toussais fortement, putain de clope à la con. Mais je ne pouvais toutefois m'en passer. Mes parents me manquaient, et je pouvais tout dire. Je détestais les "courage", "toutes mes condoléances". Les gens ne savent pas ce que c'est de perdre quelqu'un, je déteste çà. Je me rappelais que je cherchais un endroit humide. Je levais les yeux.

J'étais sur un ponton, où ? Je ne sais pas. Bon, il y a de la flotte au moins. Et je devais être longtemps dans mes pensées, car j'avais eus un moment d'absence. Enfin, j'allais pouvoir nager. Je commençais à me métamorphoser quand... Je repérais du coin de l'oeil un élève du Pensionnat. Accroupi près du ponton, il se nettoyait le visage. L'eau devenait rouge. Ah.

Réflexe de médecin itinérant que j'étais. Et un peu poussé par Aphrodite aussi, je dois l'avouer. Je marchais donc vers le blond d'un pas lent. Puis je remarquais qu'il n'allait visiblement pas très bien, car sa position était dangereuse, il faillit tomber quand je le rattrapais par la veste. Une anémie peut-être ? Non, il n'avait visiblement pas perdu assez de sang, mais qui sait depuis quand ?

-Allonge-toi. Ordonnais-je, froid comme le givre.

Il dut s'exécuter car je pus inspecter la vilaine plaie. Jolie ouverture d'ailleurs. Ce garçon avait du se battre. Pfff. Je hais la violence. Au cas où il me regarde de travers, j'ajoutais un peu tardivement :

-Je suis médecin, bouge pas, regarde le ciel.

Contre ma jambe, je sentais le battement de ma sacoche de premier soins. Quand l'avais-je prise ? Je l'ignorais, mais je ne l'avais pas en cours. Maintenant, inconsciemment, je devais la prendre à chaque fois que je sortais.

Je pris un fil et une aiguille, et recousu le jeune homme après avoir nettoyé la plaie. 3 points de suture. Balèze le gars malgré sa petite taille. Il s'est pris un coup de batte en fer ou quoi ? Pfff, au fond j'm'en foutais, mon travail terminé j'm'en irais surement. Le laissant là, s'il peut se relever bien sur. En attendant, je renettoyais la plaie avec de l'alcool pour retirer le sang qu'il restait, je ne pouvais malheureusement rien faire pour ses fringues, à part lui prescrire une machine à laver.

-Bon, c'est bon, tu peux te lever ? Tu te sens comment ?

Je m'étais accroupi près de lui, en attendant sa réponse. Je regardais son visage.

"Tiens il me plait bien ce jeune homme" lâcha Aphrodite.

Je ne répondis pas. C'était le défaut d'avoir une entité féminine de l'amour en soi. L'orientation sexuelle devenait dur à identifier. Mais bon, Aphrodite aimait tout le monde, même si elle avait une préference pour les hommes. Mais moi, Finnick Austin, était clairement hétéro. Je soufflais.

Allez, maintenant fallait lui faire une prescription :

-Bon, le mioche, du repos, rien que du repos. Et surtout pas de baston ou je ne sais quoi d'idiot, j'ai pas envie de revenir faire une transfusion moi. T'es un élève de Phoèbe ? Va voir l'infirmier, il aura surement des Tic-Tac pour toi.

Je me relevais, sans le lâcher du regard. Quelque chose au fond de moi, l'instinct peut-être, me soufflait que ce type était... Quoi ? Wah bon j'en sais rien, les mâles sont pas connu pour l'intuition. Puis j'avais plus qu'une envie, aller nager.
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Mer 24 Juil - 22:43


Retour d'un fantôme

Ses jambes cédèrent. Littéralement. Le pensionnaire voyait déjà l’eau se rapprocher. Il était en train d’imaginer la sensation froide du liquide, qui allait se rependre sur son visage, puis sur le reste de son corps, dès qu’il allait en toucher la surface.  Par reflex, il ferma les yeux. L’eau n’arriva jamais. A la place, Lynde fut tiré en arrière. Un sauveur ? Ici ? Alors que tout le monde était censé être en cours ? Cela devait être quelqu’un d’autre. Mais en cette heure de la journée, les habitants de l’île étaient en train de travailler, et aux dernières nouvelles, aucun bateau ne devait arriver avant une bonne heure. Il ne devait même pas arriver sur ce ponton, bien trop étroit pour accueillir des marchandises. Les petits brigands l’avaient-ils retrouvé ? Impossible, ils avaient abandonné à 200 mètres à peine. Nooon, ils ne se seraient jamais défilés pour ensuite le prendre par surprise ici. Ce serrait tellement lâche.

S’allonger ? Pourquoi pas. Le guépard s’exécuta, sans même chercher qui était la personne derrière cette voix. Il était tellement bien, dans cette position. Il ne voulait plus bouger, rester comme ça à tout jamais. Sa tête tournait, mais il s’en fichait. Lynde voulait seulement s’oublier, et rayer de son esprit tout le mal que sa famille avait fait. La douleur aidait. Elle était supportable, même si à chaque instant elle lui rappelait un peu trop qu’il était toujours vivant. Pourquoi était-il toujours en vie ? Pourquoi n’était-il pas mort, comme les autres ? Ils devaient être tellement déçus quand elle venue les prendre, alors qu’ils n’avaient encore rien connu du monde extérieur. Triste même. Surtout pour ceux qui l’avaient vu arriver, sans pouvoir changer cette fin. Inévitable

Un médecin hun. Lynde s’en fichait. Ce gars aurait pu être dentiste s’il le voulait, cela n’aurait rien changé. Quoi que, non. Un dentiste ne l’aurait sûrement pas soigné comme était en train de le faire ce .. docteur. Le blond rouvrit les yeux, plus pour faire comme on lui demandait que pour voir son interlocuteur. Il crut voir un fantôme. Etait-ce Sancto ? Non. Ce guépard-là était mort. Il l’avait entendu, lu, et réentendu. Il avait vérifié sur tous les rapports possibles de la chute du pensionnat. Le blond n’avait pas réussit à l’accepter. Son meilleur ami n’était pas quelqu’un qu’on battait facilement, il devait sûrement se trouver quelque part. Sa survie était obligée ! .. Lynde n’arrivait pas à revenir à la réalité. Le Sancto qu’il avait connu n’existait plus.

Un petit rire sortit de sa gorge. Ce médecin ressemblait tellement au défunt, qu’il ne put s’empêcher de prononcer cette phrase :

« Putain de Sancto. Même mort, tu trouves moyen de me hanter. »

Son interlocuteur n’allait pas comprendre cette réplique, mais après tout, il n’avait énoncé ces mots que pour lui.

Lynde grimaça en poussant un cri de douleur. Oh, il avait connu pire ! Mais se faire enfoncer une aiguille dans la chaire n’était jamais la plus agréable des sensations. C’est que ce gars n’y allait pas doucement en plus. L’alcool fit le plus mal. Elle venait s’infiltrer dans les coupures sans même une once de pitié, plongeant dans la peau telle une lame. Pourtant, le président ne cligna même pas des yeux sous cette épreuve. Toute sa sensibilité était encore concentrée sur les points de suture. Il sourit. Cela faisait du bien d’avoir des coups de chance comme celui-là de temps en temps. Jamais il n’aurait pensé tomber sur un docteur.

« Ouais, je pense pouvoir, je me sens mieux. »

Etait-ce courant qu’un médecin fasse un compliment à son patient ? Sûrement pas. Surtout en parlant de ce-dit patient comme s’il n’était pas là. Ce comportement était plutôt étrange. Mais le blond n’allait pas le faire remarquer à l’homme qui venait de le soigner. Du moins, pas pour l’instant.

Lynde se redressa, pour prendre une grande inspiration avant de se relever, s’aidant de l’autre pensionnaire, sans lui demander son avis. Il n’avait pas perdu assez de sang pour ne plus pouvoir tenir debout, mais le passage d’une position à une autre se relevait plutôt difficile. Bah, ça passera.

« Huun ? Pas de bagarre, du repos ? » Il se stoppa. Ce gars ne le connaissait vraiment pas. Même s’il faisait un effort pour se tenir à l’écart de l’agitation permanente des combats de rue, il devait faire face à son poste de chasseur de rebelle. Jamais il ne pourrait rester tranquille. A moins qu’il ne demande un arrêt maladie. C’était possible ça ? On ne lui en donnera jamais un, on lui dira seulement de se calmer un peu. Oh. Ce n’était pas une petite blessure aussi ridicule qui allait le stopper. Pour que son interlocuteur ai la conscience tranquille, il acquiesça néanmoins. « Ouais, j’vais faire ça. L’infirmier ? Nan, il me fait la morale à chaque fois. C’est chiant. Merci le vieux. J’te revaudrai ça, un jour. Bye ! »

Lynde l’avait fixé le temps de l’échange. Sa ressemblance avec Sancto était pire que flippante. On aurait dit un espèce de fantôme, revenu d’entre les morts. L’étudiant voulait juste rentré à présent. Mais il lui était impossible de partir. C’est comme si le mort se trouvait en face de lui, à cette instant présent. Finalement, il soupira, et s’en alla, doucement. Regarder cet espèce de jumeau lui faisait trop mal.

A la fin du ponton, il s’arrêta pourtant. Lynde ne pouvait pas partir sans lui demander. Même si cet espoir n’était qu’un rêve.

« Héé ! Dans une vie antérieur.. » Il hésita. L’autre allait le prendre pour un fou. « … Nan, laisse tomber. » Putain, ressaisit-toi Lynde, tu n’allais sûrement pas le recroiser avant longtemps. C’était ta seule occasion. « Ou si… Tu t’es jamais appelé Sancto Sakaii avant ? »

Okayyye’. Voilà, c’était dit. Il allait faire mauvaise impression à la seule personne qui lui avait témoigné un peu de gentillesse aujourd’hui. C’était pourtant la seule occasion de savoir vraiment. Aucun regret ne ressortait du guépard. Juste une profonde tristesse.
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Jeu 25 Juil - 9:55

Liens de Famille

J'étais hyper tendu, et je tirais une sale tronche. Sa y était encore, un type qui me confondait avec Sancto, et beh, il devait être populaire où je ne sais quoi le bougre. Pendant toute mon intervention légère sur sa blessure, c'était ce que le Blond avait soufflé pour lui-même qui m'avait fait me tourmenter davantage. D'un coté j'étais curieux d'en apprendre plus sur Edward, d'un autre je m'en fichais littéralement car çà me rappelait que j'avais perdu toute ma famille.

« Putain de Sancto. Même mort, tu trouves moyen de me hanter. »

Malgré moi j'avais souri à cette remarque. Car maintenant j'avais plus de chances d'être tombé sur un vieil ami de mon frère, j'en étais certain. Les parents Sakaii m'en avaient parlé rapidement de ses amis. Il y avait un Haru Kazama. Se pouvait-il que ce soit ce Blond au crâne ouvert à cause d'une baston ? Si c'était le cas, j'avais un cadeau pour lui, de la part de son défunt ami. Mais çà faisait trop de "si" à mon goût, rien ne pouvait être aussi parfait.

Quand Il se releva, je constatais qu'il tenait encore debout, bien, c'est bon signe. Mais il ne fallait pas qu'il force non plus. Certes je semblais très concentré quand je faisais mon boulot, mais après, je redevenais douteux, et je doutais franchement qu'il ne me prenne pas pour un fou. Voilà je commençais déjà à taper des doigts sur mon jean, sur trois notes à des tempo différents. Ce n'était pas de l'impatience, çà aurait pu être interprété comme tel, mais c'était juste que le chiffre trois est pour moi le chiffre magique, et mon chiffre porte-bonheur de surcroit. Je le savais, bientôt j'allais parler lentement pour compter mes mots. J'avais toujours autant de tic, mais la poésie des chiffres était de loin le plus chiant.

Je restais donc silencieux, en parlant le moins possible, mais sans le quitter du regard. A vrai dire j'avais peur qu'il s'envole, ou tombe et se noie. Donc comme çà l'infirmier lui fait la morale ? J'en concluais que c'était un habitué de la baston, mais pourquoi faisait-il çà ? Puis il venait de dire au revoir là non à l'instant ? Pourquoi il ne partait pas ? Pourquoi moi non plus ? J'étais tellement troublé, que je dus avoir une absence de 5 min pour me décider du pourquoi de ses actes. Je m'embrouillais l'esprit, et dut me tenir la tête à cause d'une migraine, je grimaçais.

Le type du perdre patience car il me tourna finalement le dos pour partir. Non ! Je dois savoir qui tu es ! Bienheureusement il se tourna et posa sa question qui me troubla :

"Tu t’es jamais appelé Sancto Sakaii avant ?"

Je pris le temps de compter mes mots, tout en me rapprochant de lui :

-Sancto Sakaii était mon frêre... jumeau...-je mis un temps à réfléchir-C'était ton ami ? Quel est ton nom à toi ?

Franchement, la tournure de ma phrase pouvait sembler étrange, mais j'avais atteint 15 mots, un multiple de 3, même si j'avais mis deux minutes à finir ma phrase... Puis, cessant de tourner mes pensées vers mon ego, je remarquais qu'il semblait triste. J'avais peut-être mis dans le mille qui sait ?

"C'est Haru Kazama" me souffla Aphrodite.

Comment pouvait-elle en être si sûr ? Elle me donna presque instantanément la réponse :

"J'ai vu sa photo dans la chambre de ton frère, pas de doute c'est lui, excentrique au pas possible, j'adore"

C'est vrai qu'en y repensant, il me semblait déjà l'avoir vu quelque part, p'tet en photo comme elle le disait si bien. Mais bon, j'ai une mémoire de merde et je faisais confiance en mon double. Bon ben dans ce cas :

-Nan, c'est bon, je sais, tu t’appelles Haru Kazama. (9 mots) Le meilleur ami de mon frère. (6 mots)

Soudainement, je fouillais dans mon sac, je le gardais toujours dans ma sacoche ! Alors où était ce putain de médaillon ?! Non. Rectification, M.Sakaii était catégorique là-dessus, c'est une broche, et pas n'importe laquelle. C'était celle que Sancto projetait de donner à son meilleur ami pour sceller l'amitié des deux familles. Son meilleur ami Haru Kazama. En tant qu'héritier des Sakaii, J'étais bien apte à finir ce genre de politique autrefois menée par mon frêre, et je m'empêchais de voir çà comme une dernière volonté. Je la trouvais, mais la gardait dans mon poing. Mes jointures devenaient presque blanches sous l'effort. Puis, n'y tenant plus, je lui tendis :

-Il voulait te l'offrir, je crois que c'était pour faire une alliance avec ta famille...

15 mots, et d'une traite. En lui tendant la broche, je la voyais comme pour la première fois, c'était l’emblème de la famille Sakaii, un paquebot encerclé d'une auréole de lumière avec des vagues le bousculant, tout était en or. Puis, je me rappelais presque instantanément, la volonté de Sancto me devenait évidente, cette broche était un symbole d'amitié. M.Sakaii avait tenu à ce que ce soit moi qui fasse cette démarche, pour officialiser mon statut d'héritier des Sakaii, mais je n'en avais que faire de ce titre, du moins pour l'instant. Car je savais que quand j'irais mieux, je prendrais surement cette fonction par devoir de reconnaissance envers les Sakaii, qui avait tant fait pour sauver ma famille de l'austérité... Puis je me souvenais d'un détail auquel je n'avais pas fait attention :

-Je m'apelle Finnick Austin en fait. (6 mots, gagné!)

Par réflexe, j'avais sorti un Rubik's Cube de ma sacoche, et je calmais mes doigts hyperactifs dessus. Je ne regardais pas ce que je faisais, mes doigts bougeaient tout seuls sans aucun but. Mais je dus reconnaitre que çà me détendait. Mais je ne pus pas serrer la main comme les nobles avaient coutume de faire. Enfin il me semble qu'ils faisaient çà pour se dire bonjour non ? A moins que ce ne soit pour faire des marchés... Dans le doute je ne fis rien, même si je savais que ce type devant moi était un putain de richard noble. Sans le savoir, j'avais une clope à ma bouche, et ma fumée me piquait les yeux, en fait c'était là que je m'étais rendu compte que je fumais.

[Bon, dsl si sa tourne trop autour de Sancto, mais ça va passer ^^]  [Record battu !!! 80 lignes =D]
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Sam 27 Juil - 19:04


Ressemblance et différence

Ce type était bizarre. Les dernières fois où Lynde avait vu taper quelqu’un des doigts, cela s’était relevé être de l’impatience. Hors, aucun autre signe révélateur du facteur d’ennui  n’était apparu. L’autre étudiant n’avait ni soupiré,  ni prit la décision de partir. Etait-ce un tic ? Bien probable. Cela signifiait donc que le blond venait de se faire soigner par un médecin à tic. Ce n’était pas vraiment très bon. Il devait souffrir de nombreux autres tics, qui n’étaient sûrement pas aussi inoffensifs que celui de taper des doigts sur sa jambe. Et si, par ce qu’il était névrosé à ce point, le soignant lui avait recousu l’arcade sourcilière avec du fil de couleur ? Le chiita ne s’imaginait pas du tout avec du fil rose au dessus du sourcil. Ni même d’une autre couleur. Certes, il était extravaguant, mais pas au point de clamer sa différence de la sorte.

« …  un jumeau ? »

Depuis quand le mort avait-il un jumeau ? Au cours des mois, Lynde avait appris à le connaître, jamais il n’avait entendu une seule fois l’existence d’une quelconque fratrie.  Ou alors, ses nobles de parents avaient caché à la terre entière la présence d’un second Sakaii, sûrement pour éviter une quelconque bataille diplomatique lors de l’héritage familiale. Avoir des jumeaux n’était jamais bon. Il était tellement plus difficile de désigner un hériter dans ses conditions. Pourquoi l’un et pas l’autre ? Cela relevait plus du hasard que d’autre chose.

Sancto avait été adopté.  Cette évidence lui revint à la mémoire, assez forte pour le déstabiliser,  sans qu’il ne s’y attende. Il n’avait jamais connu ses vrais parents, sans que cela ne le gêne pour autant. Il semblait être heureux dans la vie qu’il menait, entre luxe, argent, et tous les avantages indéniables que conférait la noblesse, alors l’ancien vivant n’avait aucune raison de vouloir retrouver ses géniteurs. Surtout en sachant que ceux-ci l’avaient probablement abandonné. Enfin, c’est ce que pensait le président. Les parents étaient plutôt un sujet tabou entre eux deux, entre l’adoption de l’un et la mort de ces derniers pour l’autre. Ils n’en avaient donc jamais vraiment parlé.  Cet étudiant devait venir de sa première famille. Comment il connaissait Sancto, son jumeau, restait néanmoins un mystère.

Lynde maintenait son intuition sur son interlocuteur. Bizarre. Il semblait se parler à lui-même. Une fois il posait une question, l’autre coup il y répondait.

« Schizophrène ? »

Le mot avait été lancé naïvement, sans être vraiment pensé. Le blond n’essaya pas de se rattraper, cela était la bonne occasion pour savoir si le médecin était sérieux, ou s’il n’était qu’un amateur. Vous me direz que cela n’a aucun rapport, mais détrompez-vous, cela à tout à voir ! Ou pas. Mais dans l’esprit de l’étudiant, tout était lié.

Les Sakaii avaient vraiment une sale manie. Ils en savaient toujours plus sur Lynde, que lui en savait sur eux. A chaque fois, le blond avait l’impression de se retrouver devant une de ces personnes qui savaient tous sur vous en un seul regard, alors que lui-même ne connaissait rien cette même personne.  Cela devenait vraiment dérangeant. Pourquoi devait-il toujours se retrouver dans cette position de l’ignare ?

« Ouais, c’est ça. Le meilleur ami de Sanct’. Avant qu’il meurt. » Amertume.

Pourquoi fallait-il qu’il lui rappelle encore et toujours cette triste vérité ? Perdre quelqu’un était toujours dur. Mais perdre une personne comme Sancto l’était encore plus. Ils étaient vraiment devenus inséparable. Pire que des gosses. Et ce dernier avait eu la bonne idée de mourir. Lynde considérait que là encore, il s’agissait de sa faute. Jamais il ne découvrira l’entière vérité sur cette mort.

Le blond ne pu tendre la main. Pas tout de suite. De ses yeux brumeux, il regardait les symboles courant le long du bijou. Ils étaient presque trop resplendissants, derrière l’or de la broche. Elle avait dû couter cher. Lorsqu’on connaissait le défunt, il était évident que ce cadeau était important. L’argent était une des choses à laquelle il était le plus attaché.

Lynde soupira, il n’avait  pas envie de prendre cette broche. Trop  douloureux. Pour ne pas gêner Finnick, il finit néanmoins par la saisir. Les nombreuses épreuves qu’il avait traversées l’avaient endurci, mais il aurait été plus sentimental, il aurait pleuré. Et pas qu’un peu. La rangeant dans sa poche, il sourit en grand. Le président ne voulait pas perdre la face dans un moment pareille. La scène avait beau s’y prêter, ses sentiments étaient rarement exposés. Surtout devant des gens presque inconnu.

En temps normale, le jeune homme aurait demandé à ce que l’on l’appelle Lynde Jefferson Evens, et pas Haru Kazama. Mais cette situation était si.. exceptionnelle qu’il voulait que Finnick continue à l’appeler comme avant. Comme une piqure de rappel. Pour ne pas oublier.

« Finn’ le faiseur de miracle te va ? Après tout, tu viens de me soigner, et tu es la première personne que je rencontre qui finisse un Rubik's Cube.»

Les jumeaux se ressemblaient sur certain aspect. Pas seulement par le physique. Finnick avait l’air de fumer autant que son frère.  Fumée qui vint s’ajouter à celle d’un bateau, passant vite à côté du ponton, et dégageant d’épaisses fumées noirs Les mêmes qui provoquèrent une quinte de toux à Lynde. Il n’avait jamais été sensible, s’étant même remit à fumer quelques fois, mais en excès, il ne pouvait tout simplement plus le supporter.


[Désolé, désolé, désolé, c'est nul. J'avais ni l'inspiration, ni l'environnement adéquat pour. En plus, la première fois que j'ai lu ton rp, j'étais trop inspirée >.<". Comme il y a vraiment pas beaucoup de contenu, j'sais pas si tu peux en faire quelque chose ? Sinon, je rajoute sans soucis. ]
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Dim 28 Juil - 10:51

L'apparition d'Aphrodite

De bout en train, Haru m'avait semblé très pensif, il me regardait avec un air interrogateur qui me mettais mal à l'aise. De toute évidence, il lui fallait le temps de digérer, et la mort de Sancto, et mon apparition soudaine. Il ne connaissait rien de moi. Et je voulais bien comprendre qu'il soit complétement désarçonné d'apprendre que son ami avait un jumeau. Car quand on y pense, sa réaction était logique, même si j'ignorais tout sur mon frère, il m'était aisé de deviner qu'il ignorait mon existence, puisque son meilleur ami l'ignorait aussi.

« Schizophrène ? »

Je  ne disais rien, je lui balancé toutefois un sourire triste pour confirmer ce qu'il disait sans rentrer dans les détails, je n'avais franchement pas envie qu'il en apprenne plus sur mon instabilité mentale, toutefois c'était pour ce qui me concernait moi, car j'entendais Aphrodite rire doucement dans ma tête. Et étrangement, j'avais la certitude qu'elle ne me laisserait pas finir la conversation tout seul...

« Ouais, c’est ça. Le meilleur ami de Sanct’. Avant qu’il meurt. » Enchaina Haru avec une pointe d'amertume non déguisée.

Je soufflais tristement également, j'aurais aimé le connaitre ce Sancto. Mais surtout, le plus important, était surement que ce Haru Kazama partageait mon deuil d'une certaine façon, rien que çà lui donnait un air plus sympathique. Moi qui détestait les commentaires des gens qui n'ont perdu personne sur mon deuil (car ils n'y comprennent rien), j'avais enfin trouvé quelqu'un qui me ressemblait, qui savait ce que je ressentais.

Le pauvre Haru Kazama... Je voyais ses yeux embués de larmes jusqu'ici, il faisait néanmoins tout pour les cacher, pour rester digne en prenant le cadeau, et en lâchant un grand sourire. Il semblait content, mission accompli donc. Mais au-delà de çà, se fut moi qui fondit doucement en larmes. J'étais de ceux qui ne cachait pas ses larmes, il n'y avait pas de quoi avoir honte, c'était très humain. Surtout que là c'était des larmes de bonheur. De bonheur d'avoir accompli pour mon frère quelque chose qu'il n'avait put faire.

« Finn’ le faiseur de miracle te va ? Après tout, tu viens de me soigner, et tu es la première personne que je rencontre qui finisse un Rubik's Cube.»

Je souris grandement malgré mes larmes, ce type avait un humour assez sympathique, "faiseur de miracles" ? Moi ? Sa me touchait car je ne m'étais jamais véritablement vu comme tel, et j’éclatais de rire à la mention du Rubik's Cube. Ce qui me rappelait d'ailleurs que je le manipulais depuis tout à l'heure. Je regardais un regard étonné vers le jouet, et vit en effet que je l'avais fini. Cela signifiait une quelconque amélioration de mon état ? J'en doutais.

Le décor changea peu à peu, un bateau venait gâcher le paysage sur la mer, avec ses fumées noires. Beurk. C'était immonde, et Haru non plus ne semblait pas apprécier. Bienheureusement, il se stabilisa et s'arrêta plus loin.

Soudain, Aphrodite, qui avait capté la tristesse du moment que nous partagions Haru et moi, décida d'entrer en scène. Oui j'avais essayé de l'en empêcher, mais bon, durant ces moments il n'y avait rien à faire.

"J'ai envie d'aller me baigner avec ce jeune homme"

-Il en est hors de question, laisse-moi tranquille !


J'avais parlé tout haut, super, il allait me prendre pour un taré, surtout que je parlais en regardant le ciel comme pour mieux me regarder le cerveau où résidait mon double.

"J'te laisse pas le choix de toutes façons, çà fait un moment déjà que je ne suis pas apparu, moi aussi j'ai envie de faire connaissance"

-Non, non, non, et non. C'est un ami à mon frère et je ne veux pas que tu interviennes !

Je me tenais la tête en me recroquevillant, le flash lumineux fut soudain. J'avais moins de volonté qu'Aphrodite. Et l'esprit de Finnick Austin se retrancha dans les confins de mon cerveau en mode sommeil. Pour se faire relayer par celui d'Aphrodite.

Quand je suis sous Aphrodite, tout change. Au-delà du comportement. Je semble beaucoup plus féminin, je pourrais me travestir qu'on me prendrait pour une femme, et mes yeux deviennent roses. Ma voix devient fine et aiguë. Et mes mouvements étaient plus féminin, élégants et gracieux.

-Coucou Haru, je m’appelle Aphrodite.

Je faisais la moue en riant doucement, un peu en retrait avec les doigts sur les lèvres, puis je me rapprochais de lui, doucement. J'étais plus grand que lui de 10 bons centimètres. Ma main s'échoua sur sa tête, et je mis mon visage au niveau du sien :

-Je sens les gens déprimés à des kilomètres à la ronde.

Puis je lui faisais un rapide câlin, c'était horrible. Moi, Finnick Austin, pour la première fois je pouvais voir ce que faisait Aphrodite, et malheureusement, c'était bien pire que tous mes doutes réunis. J m'éloignais doucement, puis lui tournais le dos. La... Ben çà devrait être censuré, pour attentat à la pudeur et exhibitionnisme, mais bon apparemment... Et j'étais de plus en plus flippé à l'idée de tout ce qu'Aphrodite avait pu faire durant mes états inconsciences. (Je suis sûr qu'elle aurait pu coucher avec certains de mes patients durant mon boulot de médecin itinérant....

Tout çà pour dire, comme je voyais à travers les yeux roses d'Aphrodite, j'avais l'impression de faire moi-même les conneries d'Aphrodite, sa me déplaisait fortement. Mais çà semblait comme un mauvais rêve, je ne pouvais intervenir. J'enlevais mon jean et mon calbut et me métamorphosais dans la foulée. Une queue de saumon gigantesque me rendais semblable à une sirène, alors avec Aphrodite aux manettes, j'osais pas imaginer le sex-appeal. Pour preuve, des pensionnaires qui séchaient me mataient, même avec quelques commentaires adorables à en vomir de la gente féminine. Et d'autres plus méchants des jeunes hommes... J'enlevais le haut, puis tournais mes yeux roses vers Haru :

-Allez, viens te baigner, je suis sur que l'eau est super bonne, il n'y a pas trop de vague en plus, puis, tu dois être costaud à ce que j'ai vu. Allez viens piquer une tête avec moi. Sa va te requinquer.


Pour moi, son erreur était criante. Haru ne devait pas mettre sa plaie sous l'eau salé, mais qu'est-ce que tu chies Aphrodite !!!

Elle dut m'entendre car elle me répondit carrément en pensée, elle était trop insouciante :

"Ben quoi, on s'en fout, sa cicatrisera un jour, puis au-delà d'être blessé physiquement, il l'est aussi mentalement, il te ressemble sur ce point même si t'es bien pire que lui...."

Je n'eus pas le temps de répliquer avec colère, je voyais mon visage rencontrer le mur d'eau, je faisais des pirouettes sous l'eau. Puis remontais, pour regarder Haru d'en bas, mes cheveux blonds trempées.

Je me rappelais qu'après tout, j'étais venu pour me baigner à la base, et je dus reconnaitre également que partager ce moment avec Aphrodite était pas si désagréable que cela. Je faisais un grand sourire , Aphrodite devait être super heureuse de nager... Car elle me faisait faire des grands gestes à mon corps pour inviter Haru, et dire bonjour aux passants, émerveillé. D'habitude, moi, Finnick, n'aurait jamais supporté de me donner en spectacle comme çà, mais j'avouais qu'après réflexion, j'avais beaucoup à apprendre d'Aphrodite, car, je sentais presque son bonheur contagieux s'insinuer en moi...

[Yee-Haw je gère ^^ 95 lignes, record battu !!! =D j'espère que mon rp te plaira X) ]
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Dim 28 Juil - 21:03


Baignade

Et alors que Lynde implosait intérieurement, c’est Finnick qui finit par verser la première larme. Au grand étonnement de ce premier. Certes, il l’avait senti un peu nerveux, voir complètement hyperactif, mais il ne c’était pas préparer à aller réconforter quelqu’un en larme, n’ayant pas jugé le médecin aussi sentimentale au premier abord. Le blond c’était purement et simplement trompé. Il ne devait pas autant se fier à ses capacités mentales -presque inexistantes sur ce sujet- pour deviner le caractère des gens dès le premier regard. La prochaine fois, il ignorera la partie de son cerveau lui criant des traits de personnalités sur des personnes à peine croisé.

Pourtant, son estime de lui-même ne baissa pas. Il avait deviné juste sur un point : L’autre étudiant était schizophrène. Un déséquilibre mentale qui devait être plus que gênant. D’autant plus que la deuxième personne semblant habiter son corps n’était autre qu’une femme. Qu’est ce que cela faisait de partager ses pensées avec le sexe féminin, en permanence ? Rien que d’y penser, Lynde grimaça. Même s’il était naturellement attiré par les deux sexes, il s’imaginait mal courir après les garçons, comme les fans de Shion. Et cela n’était qu’un des nombreux désavantages. Il y avait aussi l’attendrissement devant les choses mignonnes, le refus de se battre, le désir de propreté presque trop poussé dans certains cas et enfin les coups bas à n’en plus finir. Il n’y avait ici que les principaux inconvénients, caricaturés au possible.  D’un autre côté, le président leur ressemblait déjà beaucoup, rien que pour son amour des fringues.

L’atmosphère ce détendit, comme si Aphrodite avait le pouvoir de transmettre de la joie à tout le monde. Ce soudain changement était le bienvenu. D’un coup, Lynde se sentit plus léger. Et pas seulement par ce que la scène de dispute entre Finnick et son double était humoristique. -Même si cela joua un grand rôle dans l’amélioration de son état d’esprit. -. Ce câlin l’acheva. Dans le sens où il arrêta de broyer du noir pour rire. Jamais il n’aurait imaginé un jour étreindre de cette façon un membre de la famille Sakaii.

« Waaa. Ce changement est vraiment choquant. Finnick est conscient encore ? Ou alors il se réveillera sans vraiment savoir ce qu’il se passe ?»

Lynde imaginait déjà tout les mauvais coups qu’il pourrait lui faire, avec la complicité de l’entité féminine. Ceci avec intention amicale. Pourquoi pas.. le faire se réveiller à côté d’une inconnue, voir s’il était hétérosexuel, d’un inconnu ? Peut-être un peu trop banale. Le faire arriver sur une fausse scène de meurtre, du faux sang et un couteau à la main ? Ouais, cette idée était à retenir. Le blond pouvait avoir l’imagination tellement tordu. Finnick ferrait mieux de faire attention à partir de maintenant.

Le médecin était un poisson. Un homme poisson capable de se transformer en sirène. Ce gars n’allait décidément pas finir de le surprendre. Un groupe d’étudiants se stoppa, lançant des commentaires plutôt partagés sur la situation actuelle du saumon. Ce qui fit rire Lynde.

« Je remercie celui qui a décidé que je serais guépard. »

Là, il avait le choix de laisser Finnick se ridiculiser tout seul dans l’eau. Il l’aurait fait sans hésiter si ce blond n’était pas un Sakaii. D’autant plus que se baigner n’avait jamais fait parti des activités préférées du guépard. Les aquatiques restants des journées entières dans l’eau étaient un mystère pour le jeune homme.

« C’est bien par ce que c’est toi, hun. »

Il enleva son haut, qui était de toute façon à mettre à la poubelle dans les plus proches délais, et fit voltiger ses chaussures dans l’air. Lynde avait de toute évidence mal visé, puis ce que l’une d’elle atterri dans l’eau. En revoir la chaussure ayant couté plusieurs centaines d’euros, livrée tout droit d’Italie. De toute évidence, le président allait rentrer pieds nus. –Il avait en effet mis ces chaussettes dans l’objet qui devait maintenant se trouver au fond-. Qu’importe, il voulait maintenant profiter du moment.

Se dépêchant d’enlever son pantalon, il sauta dans l’eau, vêtu de son seul caleçon. Lynde n’était pas pudique, mais l’exhibitionnisme n’avait jamais fait partit de ses manies. Il remonta à la surface, avant de lâcher un grand cri, attirant l’attention des passants, et du groupe de sécheurs, toujours là.

« Putain, ça fait mal ! Et c’est censé être médecin ! »

Aucune colère ne ressortait de Lynde, même s’il voulait montrer le contraire. En vérité, il s’en fichait d’avoir mal, il voulait juste mettre la frousse à l’homme poisson, actuellement possédé par Aphrodite, la femme dans un corps d’homme. Pour accentuer un peu plus ce faux sentiment, il mit sa main sur la tête de Finnick, le plongeant dans l’eau. Faire cela à un aquatique était vraiment stupide, compte tenue de ses facultés à nager et à respirer dans l’eau.

Les élèves de Pheobe devaient s’ennuyer. Ils ne trouvaient rien d’autre à faire que de regarder les deux étudiants dans l’eau. Et ce, depuis le début. Voilà la conséquence de sécher sans idée précise de l’occupation qui devait remplacer le cours.

Le président lâcha sa prise pour aller installer ses deux bras sur le ponton, lui permettant ainsi d’avoir la tête surélevée, sans dépenser la moindre once d’énergie. De ce point de vue, il pouvait voir le groupe de sécheurs, et même leur parler, si l’envie lui en prenait.

« Comme ça, on sèche les cours ? Et en plus, on reluque des mecs qui ont rien demandé en les critiquant ? Tss.. Venez au moins vous baigner. »

Soit ils avaient envie, soit ils n’avaient pas envie, il n’y avait pas plusieurs solutions. La phrase de Lynde avait fait mouche parmi eux, on les voyait déjà en train de débattre sur le pour, et sur le contre. Finalement, une fille se détacha du groupe, s’approchant du blond.

«Mais si c’est pas Lynde ici ! Qu’est-ce que tu fous là le blond, tu devrais pas montrer l’exemple ? »

Il sourit intérieurement. Non, il ne montrerait jamais l’exemple.

« Tu sais, moi, l’exemple… »

Sans finir la fin de sa phrase, il prit les jambes de cette fille, et bascula de façon à ce qu’elle tombe dans l’eau. Au moment même où elle toucha la surface, son corps se transforma en requin. Ainsi, ils avaient décidé de l’envoyer ici pour faire cette vilaine blague aux deux blonds. Raté ! Ou pas. L’animal se retourna, partant à l’asseau. Certes, elle n’avait sûrement pas l’intention de blesser Lynde, cherchant plus à l’éclabousser ou quelque chose dans le style. Mais lorsque l’étudiant se retrouva avec un requin lancé à vif allure dans sa direction, il ne put que sortir de l’eau. Si elle cherchait à lui faire peur, elle avait réussit. Il n’aimait vraiment pas se baigner : L'eau n'était pas un facteur l'aidant lors d'éventuel combat aquatique.

Lynde se mit à rire devant sa propre bêtise. Il aurait très bien pu rester dans l’eau, finalement. Comme la jeune femme reprit sa vrai forme, il lui tendit la main, l'aidant à prendre prise sur le ponton. Jusqu'à ce qu'elle ne le fasse tomber à son tour. Vengeance.  

« Hey, toi ! »Elle s'adressait à Finnick,  Lynde étant toujours sous l'eau. « On va au prochain cours, 'interro y parait. Mais c'était sympa de voir ta transformation. » Ajoutant un clin d’œil, elle s'en alla, en même temps que ses amis. Ce n'étaient donc que des sécheurs d'une heure.

Lorsque Lynde réapparu. Ils lui tournaient déjà le dos. Ce dernier souffla, il n'aimait vraiment pas se faire avoir par le genre de chose qu'il faisait lui même.


[1263 mots, j't'ai battuuu \o/. J'avoue qu'à la fin, c'est un peu du n'importe nawak. Mais les mots sont là quand même 8DD.]
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Lun 29 Juil - 12:57

Le Bonheur est bon pour la Santé

« Waaa. Ce changement est vraiment choquant. Finnick est conscient encore ? Ou alors il se réveillera sans vraiment savoir ce qu’il se passe ?»

Une petite explication s'imposait, et Aphrodite prenait franchement plaisir à me démonter sans vraiment le vouloir... ou pas. Disons plutot, que ses rires incessants semblaient vouloir montrer qu'elle se foutait de ma gueule, mais elle était bien trop insouciante en même temps...

-Finnick est encore conscient, mais c'est la première fois que çà arrive. D'habitude, comme j'ai bien plus de volonté que lui, je peux prendre sa place quand je le désire. Mais j'évite de le faire trop souvent, c'est son corps quand même, et je suis issu de son esprit malade.

J'étais toujours dans l'eau quand Haru commençait à se déshabiller pour piquer une tête avec nous. Aphrodite était aux anges, elle était persuadé et sûre qu'il n'allait pas refuser l'invitation. D'une certaine façon, elle l'avait sentie, puis elle savait bien pour l'avoir remarquer, que les gens lui refusaient rarement quoique ce soit. Comme si le mythe du chant des sirènes avait été véridique. Seulement, moi, je ne tenais vraiment pas à vérifier si elle savait chanter divinement bien avec mon souffle de fumeur... Parfois, je me demandais même si elle était capable d'utiliser mon don... Où si elle en avait un à elle à part entière. Je penchais plutôt pour la première hypothèse...

Je me sentais rire connement d'un rire ultra féminin et cristallin digne de mon double. Sa me donnait envie de vomir d'ailleurs (du moins, si je pouvais). Et franchement, c'était vraiment compliqué de vivre avec une entité ultra-féminine en moi, pour le restant de mes jours. Car ce Complexe était incurable d'une certaine manière... Aussi je sentais Aphrodite hurler de joie quand Haru se jeta à l'eau comme elle l'avait prévue.

"Il n'est pas si fringalet que çà ce jeune homme" pensa Aphrodite, "même assez costaud, et il est si mignon avec sa petite taille"


Franchement, si je pouvais ne pas avoir accès à ses pensées çà m'arrangerait beaucoup. Car qu'est-ce qu'elle était capable de déballer des conneries cette Aphrodite...

Quand Haru remonta, Aphrodite devina immédiatement qu'il feignait la colère "pour jouer sûrement" mais elle répondu intelligemment pour une fois, avec une innocence non feinte :

-Je ne suis pas médecin moi...

A ma grande surprise, car essayer de noyer un aqua était aussi intelligent que de faire une omelette sans oeufs, Aphrodite jouait le jeu de la noyade, en faisant semblant de se débattre gentiment, à tel point que je faillis même croire qu'elle était assez idiote pour véritablement pouvoir se noyer... Quand ma tête remonta à la surface, elle s'exclamait en riant :

-Arêêêêêête Haru !

Aphrodite était une vraie gamine, c'était l'exemple même de la nana qui faisait semblant de ne pas apprécier alors qu'au fond elle en redemandait. Voit positif Finnick, cette situation peut au moins t'apprendre quelques petits trucs sur la psycho féminine... Pas si inintéressant que cela dans le fond.

Je me voyais faire des pirouettes sous l'eau, elle semblait partager mon amour de l'eau. Elle me faisait même faire des bonds hors de l'eau, tandis qu'Haru se rapprochait du ponton pour se mettre dans une position très peu appréciables pour les aqua, pas assez de contact avec l'eau. Mais finalement je dus reconnaitre que c'était mieux pour lui. Il n'avait ni grâce ni élégance dans ses mouvements, pataugeait pittoresquement, et luttait pour garder la tête hors de l'eau. Un gros lourdeau en fait. La où mes mouvements étaient tout le contraire, d'une fluidité même ahurissante.

« Comme ça, on sèche les cours ? Et en plus, on reluque des mecs qui ont rien demandé en les critiquant ? Tss.. Venez au moins vous baigner. »

A pour une fois, nous étions d'accord tous les trois, Haru et moi pour la même raison, enfin je pense. Mais Aphrodite elle ne pensait qu'à un grand bain collectif. Avec pleins de nouveaux copains pour reprendre ses termes... Aphrodite les encourageait même à venir avec de grands mouvements circulaires des bras.

Je ne pouvais pas savoir, qu'inconsciemment je marchais sur les pas de mon frêre, car plus çà aller, plus on allait me prendre pour un PD en couple avec Haru si Aphrodite continuait son cirque. Et j'étais loin d'imaginer que l'amitié de mon frêre et cet homme blond s'était faites dans une laverie, dans un décor très douteux...

Finalement, seule une fille s'approcha d'Haru, qui ce-dernier, après quelques échanges que je n'entendis pas, décida de la foutre à l'eau. Que d'étonnements quand nous la vîmes se transformer aisément dans la foulée. Un requin. J'étais complétement émerveille, je n'en avais jamais vu, il n'y avait pas de tels yajuu en Norvège, ni en Angleterre. Du moins, il s'avère aussi qu'il est assez rare de voir un yajuu aquatique en action. Et çà, de l'action, il y en avait pour le coup. Je me sentais angoiséé, presque peureux, car je sentais que c'était un carnivore, et moi un pauvre poisson. Mes membres refusaient de bouger, tétanisé ? Non, j'oubliais que c'était Aphrodite aux commandes. Mais elle semblaient complétement hagard du comportement de la fille, elle avait clairement devinée que c'était un jeu, et donc qu'il n'y avait rien à craindre, çà ne m'empêchait pas d'entretenir une boule de peur au ventre.

Le requin fonça, et malgré que je sois complétement flippé, Aphrodite riait de voir Haru sortir de l'eau comme si çà vie en dépendait, ce qui était marrant... Certes, quand on avait assez de recul pour savoir que ce n'était qu'une blague. Et quand on avait assez de recul pour savoir que je finirais pas haché par les dix rangées de dents. Toutefois, si j'avais été aux commandes, j'aurais pris mes jambes à mon cou.... ah non, ma queue.. euh... Mes nageoires. C'est moins louche... Comme pensée.

Aphrodite riait de plus belle quand Haru se retomba de nouveau lourdement dans l'eau grâce à la fille. Aphrodite c'était rapprochée, le sourire aux lèvres, la pensionnaire avait repris forme humaine. Toutefois, elle jaugea la nouvelle venue du regard quand :

« Hey, toi ! -Aphrodite et moi nous sentions visés, surement qu'en plus le terme exact aurait été "vous" et non "toi"- On va au prochain cours, 'interro y parait. Mais c'était sympa de voir ta transformation.

Son clin d'oeil après son compliment me fit chavirer, c'était rare qu'on me complimente sur mon yajuu, d'ordinaire, on se moquait plutôt. Et c'est vrai qu'un combattant détesterait avoir le yajuu du saumon... Elle commençait à partir avec ses potes, nous laissant en plan. Je serais resté en pleine hébétitude, mais Aphrodite était aux commandes :

-On se rebaignera ensemble quand tu voudras, j'adore ton yajuu !

Cette phrase ne récolta qu'un sourire de nôtre interlocutrice, qui tourna alors les talons pour sortir de nôtre champ de vision avec ses amis. Aphrodite lui disait au revoir d'un mouvement de la... euh, de la nageoire. Visiblement, malgré qu'Aphrodite soit le nom de la Déesse de l'amour dans la mythologie grecque, celle-ci ne m'évoquait qu'une gamine avec une joie de vivre contagieuse et une innocence sans bornes, qui ne s'était même pas rendu compte qu'elle venait de poser l'éventualité d'un rencard avec un prédateur...

Puis je repensais à ce qu'elle avait dit, une interro ? Bwah c'était en anatomie, je suis excellent dans cette matière, mais il était impensable que ce soit Aphrodite qui fasse l'interro. Déjà mon cas avait fait polémique en salle des profs. Les avis étaient partagés entre ceux qui, voyaient que je n'étais qu'une personne malgré mes deux personnalités, et que donc je me devais d'assister à tous les cours qui que ce soit habitant mon corps. Et ceux qui voyaient clairement deux personnes fondamentalement différentes en moi, et qui ne désiraient donc pas Aphrodite dans leur cours. Mon prof d'anatomie était de cette dernière catégorie, car comme il le dit si bien :

-D'une, Aphrodite déconcentre tous les élèves, de deux, elle ne comprend rien au cours et fait des remarques idiotes à tel point que les élèves se demandent clairement si, toi, tu fais le pitre pour amuser la galerie, parce que mon cours, tu le maitrises déjà très bien, de trois, je ne pense pas que tu désires que tous tes camarades soient au courant de ton état.

Un bon prof en somme, qui pense à mon bien, à celui de la classe avant son cours à lui.

Je conclus donc, que si je ne revenais pas dans les minutes qui suivaient, j'étais dispensé d'interro. J'aurais bien voulu expliquer tout çà à Haru quand sa tête réapparut à la surface de l'eau. Mais Aphrodite s'en foutait royalement :

-Dis, j'ai un nouveau jeu, regarde, j'espère que tu ne crains pas trop le froid.

Elle n'attendit pas la réponse du jeune homme, toute façon, il faisait assez chaud pour se permettre un peu de froid et... Quoi !!! Ne me dis pas que...

Et si, Aphrodite toucha la houle de la mer, et elle commença à geler en surface, elle créa ainsi un ilôt de fraicheur, une sorte d'iceberg sans partie inférieure, elle se posa dessus et invita Haru d'une main tremblante. Cet exercice était fatiguant, et je finis par croire qu'Aphrodite avait réellement plus de volonté que moi, car cet exploit m'aurait laissé comme saumon frit... Elle avait même sculpté un petit toboggan... Qu'elle s'empressa de dévaler avant d'échouer dans l'eau et de remonter en riant. Elle espérait à fond qu'Haru s'éclaterait autant. Aphrodite maitrisait donc mon don bien mieux que moi ....

-Dit Haru, t'as une amoureuse ?

C'était si soudain, à tel point que si j'étais en train de manger j'aurais tout recraché, elle jouait à quoi là ? Elle s'était allongée sur la glace et laisser tremper sa queue dans l'eau avec des petits mouvements réguliers. Tout en regardant les yeux bleux d'Haru dans les siens roses. Et même pour moi qui partage sa vision, regarder ainsi Haru dans les yeux me foutait fichtrement mal à l'aise... Elle y mettait tellement de curiosité et d'intensité... Qu'on pouvait croire qu'une autre idée couvait dans sa tête, et je ne voulais pas savoir laquelle...

-Oh je dis sa juste comme çà, désolé si sa te gêne, tu sais, la petite squale de toute à l'heure lui plait bien à Finnick, même s'il avait trop peur de se faire bouffer....

Sale garce... En plus elle riait encore... et toujours...

[141 lignes, record explosé, et le tien avec XD]
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Mar 30 Juil - 23:49


C’est bon  bon, c’est bon bon, c’est bon pour le morale ♪

Se faire expliquer la schizophrénie de Finnick par son autre personnalité était vraiment comique. C’est comme si Aphrodite avait pleinement conscience de ne pas être réelle, n’étant là que par la maladie du saumon, mais qu’en même temps, elle existait bel et bien. Savait-elle que si Finnick était un jour complètement guéri, elle n’existerait plus ? Elle semblait si insouciante que cette éventualité ne devait même pas lui avoir effleuré l’esprit. Ou alors, elle était certaine que ce jour n’arriverait jamais. Vu l’état actuel de l’aquatique, cette possibilité était tout à fait probable. Il ne semblait pas être sur la voie de la guérison.

Considérer que l’entité féminine était la même personne que Finnick était se tromper gravement. Sur un échantillon de quarante-quatre minutes et vingt secondes –exactement-, Lynde en avait déjà vu assez pour savoir qu’Aphrodite n’était pas du tout la même personne que le malade. Elle était si.. Enfantine. Ne semblant s’amuser que des petits bonheurs de la vie, sans même penser à ce qu’il pourrait lui arriver si elle faisait tel ou tel action. Ce serrait presque normale, si elle avait son propre corps. Mais coincée dans le corps d’un autre, cela faisait plutôt .. tâche. Cette enveloppe ne lui était vraiment pas adaptée. Un peu trop grande, un peu trop vieille, un peu trop masculine.

Dans tous les sens, il lui aurait mieux fallut un autre corps. Mais est-ce que cela était seulement possible ? D’après les deux ou trois livres d’alchimie que le blond avait lu, on pouvait séparer l’âme et son conteneur. Enfin, pour des sorciers ou autres personnes pratiquant la magie noire. Ouais, cela était si difficile et improbable que Lynde ne voulait pas trop y croire. Pourtant, il allait quand même faire des recherches. Finnick et Aphrodite avaient beau être différent, le président les aimait autant l’un que l’autre.  L’un par ce qu’il était le frère de Sancto, et qu’il le lui rappelait, l’autre par ce qu’elle était naturelle. Peut-être qu’il s’était attaché trop vite. Peut-être. Il ne connaissait que trop bien ce défaut, dès que quelqu’un lui plaisait, amicalement, il faisait tout pour le compter dans ses amis. La récente chute de Pheobe n’avait fait qu’accentuer ce point de caractère. Il aurait pourtant dû se refermer sur lui-même, se couper du monde, mais cela avait produit l’effet inverse.

«  Ohoh. Un jeu avec de la glace ? J’en frisonne d’avance. »

Ok,ok, ce jeu de mot était nul. A inscrire dans les registres des pires blagues de l’année. Mais, pour ce défendre, Lynde n’y avait pas réfléchit. C’était sortit tout seul. Aïe. C’est limite pire, non ? Breef.

Ironiquement, même si Finnick était plus grand que lui, Lynde ne pouvait lui parler autrement que comme un enfant lorsqu’il était sous la forme d’Aphrodite. Serait-il en train de devenir mature ? N’espérons pas trop. Quoique, il avait grandit – mentalement- lorsque les pensionnaires japonais étaient arrivés sur l’île. Il s’était remis en question, avait prit de grandes décisions, et même décidé d’arrêter pour de bon les sucreries. Naturellement, cela n’avait pas duré longtemps. Il n’était pas devenu plus responsable lorsqu’il avait accédé au poste de président, alors pourquoi changerait-il autant pour une autre raison.

Un îlot de glace apparut, venant rafraîchir subtilement la mer. Dans une même heure, le blond avait eu le droit à une démonstration des pouvoirs du schizophrène en plus de sa transformation en yajuu. Il était rare d’en apprendre autant sur quelqu’un à peine rencontrer. –Shion ne comptant pas, Lynde le connaissait déjà de vu et de réputation avant d’aller à sa rencontre-. Enfaîte, il s’en fichait d’en savoir autant. S’il n’avait rien n’apprit, la situation serait la même.

«  UN SUPPORT ! »

Lynde l’avait presque crié. Il aimait tellement peu ne rien sentir sous ses pieds, que tout ce qui pouvait lui servir de support, même chaud ou froid, était le bienvenu. Naturellement, jamais il ne l’aurait avoué. Cela n’était même pas de la peur, ni même du mal être. L’étudiant préférait juste avoir une surface stable sous lui. Il était un pur terrien. Lorsqu’il volait sans rien sous ses pieds, sa réaction était la même. Ce n’est pas pour autant qu’il avait le vertige ou une autre maladie liée à la hauteur ou au vide, voler en avion ou naviguer en bateau ne lui avait jamais rien fait. Et ne lui ferra jamais rien.

Bien entendu, le président alla se réfugier sur la surface glacée presque aussitôt. Il ne pouvait laisser passer une telle occasion. Il y avait même un toboggan. Lynde siffla un « gamine » entra ses dents, plus pour essayer d’énerver Aphrodite que pour dire ce qu’il pensait vraiment. Il était hors de question que Lynde en fasse. Maintenant qu’il avait trouvé un perchoir, il ne redescendrait pas dans la mer, à moins de sortir définitivement de l’eau. Néanmoins, la glace lui gelant littéralement le derrière, n’oublions pas qu’il était en caleçon mouillé sur une surface à moins de zéro degré, le blond essaya se flotter sur l’eau, seulement retenu à l’îlot par ses pieds. Il abandonna bien vite. L’eau était aussi froide que sa forme glacée. Bon, tant pis, il allait devoir se contenter de ça. Quitte à avoir froid, il préféra s’allonger sur la glace, laissant le soleil lui réchauffer lentement le corps. Il n’avait jamais testé cette façon de bronzer auparavant. On innove tous les jours.

« Une amoureuse ? »

Lynde rigola. Naïve, vraiment naïve. Il n’avait plus entendu cette expression depuis la petite école. Devant tant de candeur, il ne pouvait que ce conduire comme un grand frère, et pourtant, laisser parler cette partie de lui serrait vraiment trop étrange. Finnick était plus grand que lui. Sa corde sensible de grand frère en prenait un coup. S’étant redressé un peu, le blond ne pu échapper au regard d’Aphrodite.  Ouuh. Intense. Quoi ? Elle était vraiment sérieuse ? Elle tenait vraiment à ce qu’il se livre ainsi devant de nouvelles personnes ?

« Ma bien-aimée se nomme Li-ber-té ~ »

Hop, une petite pirouette, ni vu ni connu. L’amour n’était pas un sujet qui passionnait Lynde. S’il pouvait l’éviter ce fichu sentiment, il ferrait tout pour. Ouais, il était lâche à ce point. Mais il s’empêtrait tellement lorsqu’il était amoureux. Et il ne savait jamais comment réagir. Parfois trop collant, parfois pas assez. En plus, il fallait calculer l’autre personne. Ses sentiments, ses humeurs, son comportement et tous ce qui va avec. Le blond n’avait jamais été doué avec ça. Alors, même s’il s’amourachait –parfois férocement-, il le gardait pour lui. Parfois, son attirance était vraiment trop forte pour être camouflée cependant, et alors là, il finissait la plupart du temps brisé à la fin de sa relation. Il avait rarement le courage de se relever. Le célibat était tellement plus simple.

« Sérieux, elle lui plait ? » Grand sourire. « Oh mais, s’il veut, j’la connais ! » Plus grand sourire encore. «  Je lui parlerai de lui la prochaine fois. Un coup l’intéressera ? » S’il avait été possible de sourire encore plus, Lynde l’aurait fait.

Rendre coup de main lui avait toujours fait plaisir. C’était comme une seconde nature dont il ne pouvait se débarrasser. Que ça emmerde ou pas la personne intéressée d’ailleurs. Si le blond jugeait qu’elle avait besoin d’aide, mais qu’elle ne semblait pas le montrer, ou qu’elle n’en voulait pas, il venait quand même. Il fallait que la personne ait un minimum d’intérêt à ses yeux. Ou alors qu’il soit dans une passe de gentillesse et ne soit pas d’une humeur flemmarde –une de ces plus grandes ennemies dans la vie-.

Lynde ne sentait plus sa peau. Elle devait être complètement gelée, à être exposé au froid ainsi. Bouarf. Qu’importe. Cela changeait de la chaleur de l’été.

Le jeune homme se leva, dominant de toute sa hauteur l’étendue liquide. D’ici, il n’y voyait pas plus que lorsqu’il était allongé, et son équilibre se retrouvait menacé a tout instant par le sol glissant, sous ses pieds. Tenir relevait du miracle.

« Est-ce que tes créations sont solides ? »

Il avait été tellement trop sérieux –tout est relatif- jusqu’à présent, qu’il voulait lâcher un peu de connerie, histoire que le monde ne soit pas tout beau, tout intelligent. Alors, il sauta, sur de la glace, chose complètement stupide. Enfaîte, il s’attendait tellement à ce qu’elle casse sous son poids –pas si important que ça- qu’il n’avait pas prévu de glisser de la sorte. Son pied droit parti en avant, laissant libre court à la stabilité de son corps, qui décida de partir en arrière. Lynde, sans s’en rendre compte, emprunta le toboggan, tête devant, pieds derrières, et s’offrit une jolie descente dans l’eau. Alors même qu’il avait commencé à sécher.

Quelques secondes à peine après sa chute, une tête blonde réapparue à la surface. Non, cela n’avait pas réussit à achever Lynde, il en faudrait plus, beaucoup plus. Même si lors des combats il s’emportait rapidement, là, au contraire, il resta calme, plutôt moqueur sur sa propre situation. Peut-être était-ce par ce qu’il se sentait bien ? Ouais, il passait un bon moment actuellement. Si cela n’avait pas été le cas, il aurait sans doute détruit l’îlot, en cassant la glace –car chacun sait qu’elle ne se tord pas-. Mais comme il était toujours vivant, on pouvait en déduire que l’étudiant se sentait bien.



[1558! J’avais pas assez d’inspiration pour battre ton record xd. Mais ta victoire ne tient qu'à un fil éé.
Ah, et, j'ai écris la dernière partie à 1h30 du matin, par insomnie, voilà pourquoi elle peut être... bizarre.]
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Mer 31 Juil - 18:48

Le Bonheur n'est pas un état, c'est un sentiment

« Une amoureuse ? »

Haru se mit à rigoler trop fortement au goût d'Aphrodite, mais au moins son rire était franc et sincère. Elle semblait donc comprendre qu'il ne se moquait pas vraiment, ou du moins à moitié, voire un peu. Aphrodite qui visiblement ne comprenait pas pourquoi Haru était dans cet état,prit une moue boudeuse tout en se tassant contre-elle même. Avec un regard interrogateur levé vers nôtre ami.

« Ma bien-aimée se nomme Li-ber-té ~ »

Aphrodite était toute ouïe, l'amour était un sujet qui passionnait tellement la jeune fille qu'elle buvait les paroles d'Haru. Le mot bien-aimée lui avait d'ailleurs rosie les joues. Elle se forçait même à se détourner tellement elle rougissait. J'en concluais qu'elle voulait vivre une véritable histoire d'amour, très fleur bleue d'ailleurs car je voyais ce qu'elle s'imaginait clairement. Ses rêves m'étaient accessible et çà me surprenait qu'elle puisse en avoir d'ailleurs. Et bien, t'as mal choisi ton hôte ma jeune et mignonne parasite... Moi ? Etre en couple ? C'était clairement et justement impossible pour moi. Ce n'est pas que j'apprécie le célibat, c'est juste que moi-même je n'aimerais pas forcément sortir avec un schyzo. Trop dur à gérer... Aimer la personne entière avec ses deux personnalités est tout simplement impossible. Surtout dans mon cas, si je sortais avec quelqu'un pour me rendre compte qu'Aphrodite vienne tout saboter dans MON couple, en plus elle est un esprit féminin... Et je ne m'imaginais pas sortir avec le coup de cœur d'Aphrodite et mon coup de cœur à moi. Ce serait trop violent. Donc, c'était impensable d'être en couple dans mon état, point barre. Qui voudrait d'un schyzo franchement ?

J'avais toutefois un pincement au cœur à cette idée, finir ma vie tout seul... Enfin, non avec Aphrodite... Ne pas pouvoir me marier, pas d'enfants. Le destin des Sakaii me semblait perdu soudainement...

-Sérieux, elle lui plait ? Oh mais, s’il veut, j’la connais ! Je lui parlerai de lui la prochaine fois. Un coup l’intéressera ?

Si j'avais pu me cacher je l'aurais fait, mais je me rappelais que j'étais déjà caché dans mon âme. Ou du moins dans mon propre corps, Aphrodite me semblait comme une seconde peau, et elle riait franchement. Comme si l'idée lui plaisait énormément. Je tentais de communiquer avec elle :

"Non, c'est hors de question, reste en-dehors de çà !"

-Il est d'accord à fond, vas-y fonce Haru ! Cria-t-elle avec un sourire aussi grand qu'un clown pour répondre aux siens.

Je rageais intérieurement, certes la squale me plaisait, mais je n'avais aucune envie d'être en couple, non, non, non ! Puis attendez, c'est fou, mon double veut m'arranger un coup à moi qui ne veut pas, par l'intermédiaire de mon meilleur ami !!! (en effet le titre n'est pas dur à donner, je n'ai pas tellement d'amis...) C'est quoi ce délire sérieux !!!

"Mais sérieux ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?"

-Mais... Je fais çà pour ton bien, tu sais Finnick ? Je connais le moyen pour toi de redevenir comme avant.

J'aurais bouffé une serviette sur le coup, où je l'aurais égorgé, au choix. Si çà avait été possible dans les deux cas... Elle savait comment me guérir et ne me disait pas comment ?!

"Tu savais çà ! Et tu me le dis pas !?"

-Ben non, t'es pas censé être au courant, c'est philosophique, et en plus tu dois trouver toi-même, sinon çà marche pas -puis en feignant de pleurer- Tu ne veux plus de moi c'est çà ?

La question ne se posait même pas, j'avais bien sûr envie de redevenir la seule personnalité de MON corps, c'était elle la squatteuse, elle devait me le rendre. Mais en même temps, si elle venait à disparaitre, ferais-je encore de belles rencontres comme aujourd'hui avec Haru ? Et ne serait-ce pas considéré comme un meurtre dans le fond ? Même si j'avais du mal à l'accepter, j'avais beaucoup à apprendre d'elle. Mais bon, je ne voyais franchement pas qu'elle était la solution à mon problème...

Les pitreries acrobatiques d'Haru stoppèrent la discussion et ma réflexion. Je n'eus pas le temps de répondre que le pensionnaire désirait tester la solidité de la glace. Pfff, pauvre Haru, si c'était si simple à casser elle aurait déjà commencé à fondre... Aussi quand il se vautra d'une façon plus que comique et ridicule, Aphrodite éclata de rire et moi de même. Il finit à la flotte, et Aphrodite crevait visiblement d'envie de le rejoindre. Car elle prit le toboggan et tomba à sa suite, presque sur lui. Elle fit ensuite des tours autour de lui en attendant qu'il remonte.

En fait, Aphrodite était très observatrice, largement plus que moi, car elle repérait tout de suite les gens heureux, elle avait un don pour çà, elle concluait qu'Haru se sentait admirablement bien. En plus elle commençait à discerner son véritable visage. Elle et moi découvrions quelqu'un de très drôle plus dans le genre pitre, avec qui on se détend immédiatement. Quelqu'un d'assez joyeux en fait.

Mais visiblement, Aphrodite n'avait de yeux que pour Haru et désirait en savoir plus sur son cas :

-Hey, Haru !!! C'est qui Li-ber-té ? J'vais être jalouse moi j'te préviens... Si tu la revois je la cryogénise illico !


Puis elle simulait un combat en donnant des coups dans le vide, pas évident de se battre avec une queue de saumon.... Avec un fin sourire aux lèvres et un regard malicieux. Elle tentait de le charmer, mais bon, dans mon corps çà doit être juste largement plus dur, je sais bien que je suis beau, mais bon... Là çà fait douteux...

C'est moi où elle avait réussie à sortir un mot de plus de trois syllabes ? En plus, je savais que c'était de l'humour de sa part, mais bon, la connaissant, Haru devrait se demander si elle n'est juste pas idiote...

-C'est quoi ton yajuu ? T'as quel âge ? T'as des frêres et soeurs ? Et ta famille ? T'as des amis ? T'as des amies I-E ?

Il y avait bien plus de sous-entendu dans la dernière question mais bon... En plus elle posait ses questions aussi rapidement qu'une mitraillette. Moi je rigolais bien dans mon coin, devant les tentatives inutiles d'Aphrodite pour accrocher Haru, elle allait se planter, et lui perdre patience et se barrer. Pfff, çà faisait presque pitié. D'un autre côté je remarquais que je n'avais jamais été aussi à l'aise avec quelqu'un, d'habitude je ne veux pas d'amis par peur de leur réaction face à ma maladie mentale, mais j'étais surpris de voir qu'Haru le prenait très bien, et arrivait même à s'en amuser mais dans la juste mesure. Il avait accepté bien assez vite mon cas. Comme s'il avait connu pire, ou bien comme s'il était habitué de fréquenter des gens pas nets, de sacrés personnalités...
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MessageSujet: Re: Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]   Dim 11 Aoû - 10:46


Obligations

Intérieurement, Lynde ne savait pas comment prendre cette réponse. Il avait en face de lui la personnalité féminine de sa nouvelle rencontre, et non sa « personnalité initiale » -ou autrement dit, la personnalité qu’il avait acquis à la naissance et non après un laps de temps-. Elle pouvait très bien répondre par l’inverse de ce que voulait Finnick. Ou même confirmer son propre désir de vouloir rencontrer le requin. Même si le caractère du saumon lui paraissait évident, il le connaissait encore trop peu pour en tirer une quelconque réponse. A ses yeux, la chose la plus facile à faire, sans trop se torturer l’esprit, était de répondre à la personne parlant actuellement, que celle-ci soit Finnick ou  Aphrodite. Et tant pis pour l’autre, coincé au fond du corps.

«  J’lui fais ça dès que je la vois à nouveau. » Il ajouta un clin d’œil, signe de complicité. Honnêtement, il doutait sérieusement que ce soit la demande du jeune homme. Il allait donc faire ce plan foireux avec son double.

Une fois remonté, il rit devant les mimiques d’Aphrodite.

«  Liberté c’est … une bouffée d’air frais. Le vol des oiseaux. L’insouciance des papillons. Une course dans l’herbe folle. » Lynde, poète. Il s’était retenu dans ses mots. Aphrodite agissant comme une enfant, il ne voulait pas lui briser son idylle avec un simple "C’n’est pas une personne, idiote, mais un idéale. Je suis célibataire." Cette façon de présenter était vraiment trop rude. Comme pour les enfants, il tenait à lui préserver la fraîcheur et la magie de l’amour. Le blond semblait être plutôt prévenant. Il aurait fait un bon baby-sitter, si seulement il avait cherché à se faire de l’argent. Dans sa situation sociale, cela ne s’était jamais posé. Et même s’il aimait jouer les grands frères gâteaux avec les enfants, jamais il n’en garderait un juste par plaisir.

L’étudiant fut envahi par une multitude de questions. Franchement.. il s’en serait bien passé. La moitié se trouvait dans les choses auxquelles il n’aimait pas répondre. Ces sujets étaient trop personnels. Trop intimes. Surtout depuis les récents événements. Un jour où l’autre, il devrait apprendre à surmonter tout ça. Il ne pouvait pas éternellement se murer dans son silence sans fin, à chaque fois qu’on lui demandait cela. Pourtant, le guépard aurait bien aimé. Depuis quelques temps, il avait cependant fait des efforts sur ce point. Même s’il ne s’élargissait pas, il pouvait répondre sans fléchir.

Lynde était à nouveau accroché à la glace, les deux bras dessus, la tête posée nonchalamment dans le creux que cela formait. Tout en penchant le visage légèrement, afin de voir Finnick, il prit une grande bouffée, avant d’entamer son paragraphe.

«  Je suis du genre de yajuu à se battre souvent. Un chiita. Ou guépard. Ma 18ème année est entamée depuis un ou deux mois. » Il se stoppa soudainement. Réalisant ce qu’il venait de dire. Ou plutôt, de ne pas dire. Si son frère jumeau était toujours en vie, ils auraient fêté leur anniversaire ensemble. Aucun sentiment n’émana de cette pensée. Depuis, Lynde avait apprit à vivre avec, malgré la douleur et les blessures. «  Ma sœur Melody est ma seule famille, c’est elle qui est à la tête de l’empire Kazama. » Volontairement, il s’était tu sur ce qui était arrivé à ses parents. Bien que cela ne soit qu’évident.

«  Des amis et amies I-E ? » Il riait. Lynde, sans amis, et amies, c’était juste impossible. Son monde était au trois quart basé sur eux. « Je n’ai presque que ça. ».

Le blond ne posa pas les mêmes questions à Aphrodite. Savoir la vie des autres ne faisait pas parti de ses priorités. S’il la savait, tant mieux, mais sinon, tant pis. Par politesse, il aurait néanmoins fait de même. Mais la cloche sonna cinq heures. Malgré la distance, elle était parfaitement perceptible. Dans sa tête, cela parut comme une alarme. 5h. Réunion. Conseil. 20 minutes de marche. Taper sur les doigts.

Les obligations étaient vraiment chiantes.

«  PUTAIN JE VAIS ÊTRE A LA BOUUURRE. »

Il se dépêcha d’aller prendre ces affaires, tout en sortant de l’eau. Il rassembla tout dans ses bras, après avoir cherché vainement ses chaussures, sans se rappeler qu’elles étaient actuellement au fond de l’eau. Avec un fin sourire d’excuse, il se tourna vers Finnick.

« J’ai .. quelque chose à faire. » Jamais, à moins que ce ne soit le saumon lui-même qui ne le découvre, Lynde avouera sa place de président du conseil. C’est un peu comme s’il pouvait être son ancien lui avec le schizophrène. Sans nouvelle identité, sans titre, sans rien. Juste comme un simple élève, au nom d’Haru.

«   Je viens te revoir dès que j’ai du temps libre. » Une promesse.

Lynde lâcha un « shite » au moment de remettre ses habits. Il était trop collant pour enfiler quoi que ce soit. Est-ce qu’au conseil quelqu’un dira quoi que ce soit s’il arrivait en caleçon ? Hm.

Sa peau devint fourrure. Jaune tachetée de noir, elle luisait sous le soleil. Ce ne fut pas sa seule transformation. Ses jambes se raccourcirent, des griffes commencèrent à pousser à la place de ses ongles, et son nouveau centre de gravité l’obligea à finir à quatre pattes. Sous sa forme complète, il arriverait à Pheobe en sept minutes. De quoi essayer. Lançant un dernier regard félin au saumon, il partit, laissant ses affaires sur place.
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Le déprimé et le schyzo' [pv Finnick Austin]

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